Compétition d'ingénierie: l'Université Laval s'illustre en Illinois

L'équipe Alérion, formée d'étudiants de l'Université Laval, a... (Fournie par Baja Laval)

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L'équipe Alérion, formée d'étudiants de l'Université Laval, a remporté la compétition internationale de «bajas» après une troisième manche sur un circuit «exigeant» en Illinois, la fin de semaine dernière.

Fournie par Baja Laval

(Québec) Une équipe d'étudiants de l'Université Laval a remporté la fin de semaine dernière la troisième manche d'une compétition internationale d'ingénierie de véhicules tout-terrain, raflant du même coup les grands honneurs pour toute l'année 2011.

Organisée par la Society of Automotive Engineers (SAE), la compétition a eu lieu en Illinois de jeudi à samedi. Une centaine d'équipes y ont présenté leurs «bajas», petits VTT dotés d'un moteur de 10 chevaux «qui va habituellement dans des petites souffleuses, et qu'on n'a pas le droit de modifier», explique Isabel Tessier, qui fait partie de l'équipe gagnante de 15 étudiants en génie mécanique et en génie électrique de l'Université Laval.

L'équipe Alérion avait déjà remporté la seconde manche du Baja SAE 2011, tenue au Kansas à la fin mai, et s'était classée deuxième lors de la première étape, en avril, en Alabama. Elle était donc en excellente position pour décrocher la victoire finale, ce dont elle s'est assurée en terminant première la fin de semaine dernière.

«C'est sûr qu'on est vraiment contents. [...] C'était notre but, cette année, de terminer premier au classement final», a commenté l'une des membres de l'équipe gagnante, Isabel Tessier, malgré la fatigue. Les étudiants sont arrivés à Québec lundi matin après avoir fait 23 heures de route.

Fait intéressant, le SAE a eu droit à un doublé québécois cette année, puisque des étudiants de l'École de technologie supérieure, basée à Montréal, ont terminé deuxièmes en Illinois et deuxièmes pour la saison.

Batterie de tests

Lors de chacune des compétitions, les véhicules subissent des tests «statiques» où sont notés le design, le coût de l'engin et sa présentation; des tests «dynamiques», portant notamment sur l'accélération et la manoeuvrabilité; et une épreuve d'endurance de quatre heures où les participants doivent effectuer le plus grand nombre de tours avec le moins de bris mécaniques possible.

Une bonne partie de la difficulté, comme on s'en doute, se résume en une question de savant dosage - jusqu'à quel point, par exemple, peut-on enlever du poids pour obtenir de meilleures accélérations sans pour autant rendre le VTT fragile? Vaut-il la peine d'installer un reculons, qui améliorera la manoeuvrabilité, mais alourdira le baja?

En outre, chacune des trois manches se déroule dans des conditions différentes qui posent des défis particuliers. Ainsi, en Alabama, les concurrents devaient modifier leur bolide de façon à le rendre amphibie. Au Kansas, le circuit était extrêmement boueux. Et le sol de celui de la fin de semaine dernière était très rocheux.

«Le circuit était très exigeant, analysait lundi Mme Tessier. Il y avait beaucoup de décisions à prendre [le parcours se divisait en deux à un endroit, donnant le choix entre un bras plus court, mais plus cahoteux, et un autre plus long, mais permettant des vitesses plus grandes], il fallait choisir le bon embranchement en fonction des autres bajas plus lents qui se trouvaient dans l'un ou l'autre. [...] Le pilote, à la fin, il avait mal dans le cou et mal dans les bras.»

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