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Suspendus pour avoir secouru un chien

Quatre employés de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus ont été... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Quatre employés de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus ont été suspendus pour y avoir fait entrer un chien qui leur semblait en détresse, ce qui contrevient à la politique de l'établissement sur les heures de visite aux usagers.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Les employés de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus qui sont intervenus début juillet pour secourir un chien dans une voiture ont été suspendus, a appris Le Soleil.

Le 5 juillet, deux employés de l'Enfant-Jésus ont vu un chien qui semblait suffoquer dans un véhicule stationné près de l'établissement. Ils ont alors abaissé une fenêtre laissée légèrement ouverte pour récupérer l'animal, puis sont rentrés avec lui dans l'hôpital pour lui donner de l'eau.

Dans l'hôpital, le duo a croisé les propriétaires du chien, mais a refusé de leur rendre la bête. Alertés par l'employée qui avait sorti l'animal de la voiture, ce sont finalement les policiers qui ont remis ce dernier à ses propriétaires après leur avoir rappelé la réglementation en vigueur concernant les soins à apporter aux animaux domestiques.

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, ce ne sont pas deux, mais quatre employés qui ont été suspendus. Deux autres employées du service de messagerie, où le chien avait été amené pour être rafraîchi et hydraté, ont aussi été punies. La durée des suspensions imposées plus tôt en août varie entre trois et huit jours. 

Le motif? Les employés ont agi à l'encontre de la politique du CHU de Québec sur les heures de visite aux usagers hospitalisés, qui stipule que «l'accès aux animaux domestiques est strictement limité aux chiens guides et aux chiens accompagnateurs pour les usagers hospitalisés, les proches aidants et les visiteurs atteints d'un handicap».

«L'accès aux chiens en socialisation est strictement interdit, sauf ceux autorisés dans le cadre du programme de zoothérapie», indique encore la politique. 

Au CHU de Québec, on n'a pas voulu confirmer le nombre d'employés sanctionnés et la durée de leur suspension pour des raisons de confidentialité. Un porte-parole, Jean-Thomas Grantham, nous a néanmoins confirmé l'application de la politique sur les heures de visite aux usagers hospitalisés. «Le chien s'est retrouvé dans un endroit inapproprié, où il pouvait y avoir des risques concernant l'hygiène et la salubrité», a ajouté M. Grantham.

«C'est franchement exagéré de suspendre des employés qui ont agi en bons samaritains en portant assistance à un chien en difficulté, surtout de la part d'un établissement dont le mandat est de soigner! Ils n'ont fait que lui donner de l'eau, ils ne l'ont pas promené sur les étages», a commenté la présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), Ann Gingras.

Selon une source bien informée qui a préféré ne pas être identifiée, les employés suspendus n'avaient «rien à leur dossier». «Un avertissement aurait suffi. Pourquoi ne pas les avoir conscientisés à la politique plutôt que les suspendre directement?» demande notre source.




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