Héma-Québec cherche à combler un besoin en lait maternel

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La Banque publique de lait maternel du Québec peine à satisfaire les besoins des unités de néonatalogie qui donnent des soins à des grands prématurés.

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La Presse Canadienne
Montréal

La Banque publique de lait maternel de la province doit composer avec un manque de donneuses.

Cette réserve, qui est gérée par Héma-Québec, a été mise sur pied en 2014 pour offrir un coup de pouce aux mères qui accouchent avant terme et qui peinent à produire suffisamment de lait pour nourrir leur enfant ayant vu le jour après une période de gestation de 32 semaines ou moins.

Dans un monde idéal, l'organisation aimerait pouvoir compter sur 300 donneuses.

Or, elle en compte un peu moins de 200.

Cette insuffisance a une lourde conséquence, selon le porte-parole d'Héma-Québec, Laurent Paul Ménard.

En entrevue avec La Presse canadienne, il a expliqué que la Banque «n'est pas en mesure présentement de satisfaire les besoins des unités de néonatalogie qui donnent des soins à des grands prématurés».

Pour remédier à la situation, M. Ménard a souhaité lancer un appel aux nouvelles mamans qui allaitent des poupons de moins de douze mois et qui produisent du lait en abondance.

Simplifier la récolte

Il les a invitées à offrir leurs surplus à la Banque en soutenant que leur générosité pourrait permettre de «sauver des vies de petits bébés arrivés avant terme».

Pour les inciter à passer à l'action, Laurent Paul Ménard a insisté sur le fait que le processus de récolte des dons a été simplifié à l'extrême pour «l'adapter à la réalité de la nouvelle mère».

«Tout se passe au domicile de la maman. C'est vraiment un système qui est conçu pour qu'elle puisse prélever ses surplus de lait et les mettre dans son congélateur. Puis, à intervalles réguliers, elle n'a qu'à communiquer avec Héma-Québec qui envoie un service de messagerie pour aller chercher le lait chez elle», a-t-il résumé. 

«Même pour les procédures d'inscription, tout peut se faire à partir de la maison pour avoir le moins possible d'impact sur le quotidien d'une mère d'un très jeune enfant», a-t-il ajouté. Pour pouvoir devenir donneuse, il est notamment nécessaire d'avoir une bonne santé générale, d'être non-fumeuse et de provenir de la Communauté métropolitaine de Montréal, de celle de Québec, de Laurier-Station ou encore de Saint-Basile.




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