Manque de personnel: un été difficile au CIUSSS de la Capitale-Nationale

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Cette semaine, il manquait pas moins de 330 employés, dont une cinquantaine de préposés aux bénéficiaires, pour combler un millier de quarts de travail au CIUSSS de la Capitale-Nationale.

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(Québec) La période estivale au CIUSSS de la Capitale-Nationale est particulièrement difficile cette année en matière de quarts de travail à combler, toutes catégories d'emploi confondues. Cette semaine, il manquait pas moins de 330 employés, dont une cinquantaine de préposés aux bénéficiaires, pour combler un millier de quarts de travail.

Selon les calculs du CIUSSS, il manquait également, en date de lundi, 63 infirmières, 47 infirmières auxiliaires, 46 auxiliaires de soins (à domicile, surtout), quatre travailleurs sociaux et une dizaine de cuisiniers, pour ne nommer que ces catégories d'employés. 

«Le taux de chômage est à 4 % dans la région. Ce n'est pas seulement le personnel de soins qu'on a de la difficulté à recruter. Mais quand même, dans la dernière année, on a réussi à recruter 2000 personnes, dont 600 préposés aux bénéficiaires. C'est beaucoup, compte tenu du bas taux de chômage et du fait que les gens sont courtisés par tous les employeurs de la région», évalue le coordonnateur à la gestion des besoins de main-d'oeuvre au CIUSSS de la Capitale-Nationale, Christian de Beaumont.

Ces efforts de recrutement (campagnes sur les réseaux sociaux et à la radio, salons de l'emploi, grande banderole «Nous embauchons» sur le bâtiment administratif du CIUSSS...) n'auront toutefois pas suffi. «On manque d'employés depuis le début de l'été. La situation va de moyennement difficile à très difficile selon les secteurs, c'est particulièrement difficile dans les CHSLD et les soins à domicile. Les régions de Portneuf et de Charlevoix sont aussi plus affectées», détaille M. de Beaumont.

Ressources moins disponibles

«Il manque plus de personnel cet été que les autres années», constate-t-il. Selon lui, en plus du faible taux de chômage, le CIUSSS doit composer avec plusieurs absences, congés de maladie et départs à la retraite. «On se rend compte aussi que la disponibilité de nos ressources est moindre. Les gens donnent moins de disponibilités qu'avant. Au lieu de faire le temps complet qu'on leur offre, plusieurs préfèrent faire juste 28 heures, par exemple», observe M. de Beaumont.

Au cours des derniers mois, le CIUSSS a mis de l'avant différentes mesures pour grossir les rangs des préposés aux bénéficiaires, dont une formation accélérée de 500 heures (alternance travail-études) et la garantie d'un temps complet jusqu'au 31 mars 2018.

Malgré tout, l'établissement évalue à une cinquantaine le nombre de préposés qu'il faudrait encore recruter. «Le problème, c'est qu'on n'en forme pas assez. Il faut valoriser la profession afin d'augmenter les inscriptions dans les écoles», insiste une porte-parole du CIUSSS, Catherine Chagnon. Une annonce en ce sens aura d'ailleurs lieu cet automne, nous a-t-on indiqué. 

Afin de pallier cette pénurie, l'établissement a embauché 75 «aides de services» pour soutenir les préposés aux bénéficiaires. «Ils ne peuvent pas donner des soins aux usagers comme donner le bain, mais ils peuvent leur donner un coup de main en le préparant, par exemple», illustre Christian de Beaumont. 

Pour combler les quarts de travail vacants, le CIUSSS peut aussi rappeler des employés en vacances et les payer à taux et demi, précise encore M. de Beaumont. 

«Pas de réduction de services»

La directrice des services de soutien à l'autonomie des personnes âgées au CIUSSS de la Capitale-Nationale, Céline Allard, assure que la pénurie de personnel ne se traduit pas par une réduction de services dans les CHSLD et les soins à domicile «parce qu'on prend des mesures pour combler les employés manquants» : listes de rappel, main-d'oeuvre indépendante, temps supplémentaire volontaire, plan de contingence (réorganisation des services) et temps supplémentaire obligatoire. 

«Il y a réorganisation des services, mais pas de bris de services. On peut, par exemple, déplacer un bain au lendemain, mais tous les usagers ont leurs soins d'hygiène chaque semaine», assure Mme Allard. 

C'est justement pour maintenir le même niveau de soins que des aides de services ont été mis à contribution, souligne-t-elle. «En faisant des tâches plus opérationnelles, comme apporter les cabarets, mettre les bavoirs, transporter les poches de linge, ils permettent aux préposés de passer plus de temps avec les usagers», fait valoir Mme Allard.




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