Santé des Premières Nations: éviter le «vide juridique»

Il est parfois compliqué d'offrir des services de... (123rf)

Agrandir

Il est parfois compliqué d'offrir des services de santé et de services sociaux provinciaux dans le territoire fédéral des communautés autochtones.

123rf

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Fanny Lévesque</p>

(Québec) Les Premières Nations du Québec et du Labrador réclament une plus grande gouvernance en matière de santé et de services sociaux pour éviter que leurs membres ne deviennent «les victimes de vide juridique».

La Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL) a adopté jeudi son plan stratégique 2017-2020. Au centre de celui-ci, «un grand processus» pour accroître la gouvernance des communautés, indique la directrice générale de la commission, Marjolaine Siouï. 

«C'est de voir comment on peut rapatrier certaines responsabilités gouvernementales pour que les communautés puissent se prendre en charge davantage et exercer un meilleur contrôle. Qu'elles soient les maîtres d'oeuvre de leurs stratégies, de leurs programmes et qu'elles aient un pouvoir décisionnel beaucoup plus accru», résume-t-elle. 

Les directeurs des services de santé et des services sociaux des nations du Québec et du Labrador étaient réunis jeudi dans la capitale pour l'adoption des grandes orientations de la commission. «On vise une plus grande autonomie. C'est un processus collectif, qui est supporté par les chefs. C'est notre gros morceau» poursuit Mme Siouï. 

Protocole d'engagement 

La CSSSPNQL espère asseoir à la même table Québec et Ottawa pour signer un protocole d'engagement avec les Premières Nations pour «s'engager, lorsqu'il y a un conflit de juridiction ou de compétences de les traiter ensemble», explique la directrice générale. Il faut aussi «voir venir les choses et cesser d'être réactif», dit-elle. 

Et les exemples ne manquent pas, selon elle. Il est parfois compliqué d'offrir des services de santé et de services sociaux provinciaux dans le territoire fédéral des communautés. 

«Il faut s'assurer qu'il y ait un continuum de services et minimiser ces vides juridiques pour que les bénéficiaires n'en soient pas les victimes», martèle Mme Siouï. 

Pour l'heure, quand ça ne tourne pas rond, les problèmes sont «reçus un à un» à la commission qui «jongle avec ça tous les jours» pour identifier des solutions. Une entente tripartite viendrait uniformiser la façon d'intervenir. «Ça donnerait un accès équitable. C'est de démystifier aussi. Souvent, il y a des méconnaissances», indique-t-elle. 

«On parle quand même de deux systèmes, des juridictions qui sont très différentes au niveau de la livraison des services», poursuit Mme Siouï, précisant néanmoins que le travail est déjà bien amorcé avec les paliers de gouvernement. La CSSSPNQL espère en venir à une signature d'ici les Fêtes.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer