Barrette dit non à une autre consultation sur l'aide médicale à mourir

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Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a indiqué lundi n'avoir aucunement l'intention d'accélérer le débat sur l'élargissement de l'aide médicale à mourir.

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La Presse Canadienne

N'en déplaise à la Coalition avenir Québec (CAQ), le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a indiqué lundi n'avoir aucunement l'intention d'accélérer le débat sur l'élargissement de l'aide médicale à mourir.

La CAQ milite depuis quelques mois pour que l'aide médicale à mourir s'applique aussi aux personnes atteintes de démence, comme celles qui souffrent de la maladie d'Alzheimer.

La formation politique a accentué la pression sur le gouvernement lundi, en demandant une «action concrète», c'est-à-dire la tenue de consultations publiques, le plus rapidement possible. «Ne laissez pas ces personnes de côté, a lancé le député caquiste François Bonnardel. Ces gens veulent parler, veulent témoigner, veulent expliquer un pan de leur vie.»

La suggestion s'est rendue jusqu'au bureau du ministre, où elle a été aussitôt rejetée. «On a entamé une démarche en trois étapes [en mars], a rappelé l'attachée de presse de M. Barrette, Julie White. On n'est pas fermé à ce qu'il y ait éventuellement une consultation publique, une commission parlementaire, mais on doit d'abord commencer par établir les bases du débat.»

Un comité de 12 experts «représentatif du milieu» sera formé «dans les prochaines semaines», a ajouté Mme White. La commission existante sur les soins de fin de vie analysera aussi tous les cas où la demande d'aide médicale à mourir a été formulée, sans qu'on y donne suite, ou encore les cas où elle a été refusée.

Enfin, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, saisira les tribunaux pour clarifier une notion qui apparaît dans la loi fédérale sur l'aide médicale à mourir, soit celle de la mort raisonnablement prévisible, une notion qui pose problème pour les ordres professionnels.La loi québécoise actuelle sur les soins de fin de vie stipule que la personne admissible, considérée comme étant à l'agonie et atteinte d'une maladie incurable, doit être lucide et donner elle-même son consentement pour obtenir une aide médicale visant à abréger ses jours.

L'idée serait d'élargir l'application de la loi aux personnes ayant donné un consentement préalable, au moment où elles pouvaient le faire, par voie de mandat en cas d'inaptitude.




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