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Bris de services dans les urgences: la faute à «l'enthousiasme» des administrations, dit Barrette

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette... (Photothèque Le Soleil)

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Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

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(Québec) Le ministre de la santé, Gaétan Barrette, rejette la responsabilité des ruptures de services dans les urgences des hôpitaux sur «l'enthousiasme» de certaines administrations qui auraient un peu trop favorisé la prise en charge.

Questionné en Chambre par le Parti Québécois et la Coalition Avenir Québec, mercredi après-midi, le ministre Barrette a convenu qu'il avait mis en place des réformes «pour faire en sorte que la population québécoise soit prise en charge à l'extérieur de l'hôpital pour justement ne pas aller à l'urgence». «Et il est vrai que nous avons donné la consigne aux dirigeants du réseau de s'assurer que cette prise en charge-là se fasse», a-t-il dit.

Sauf que, selon lui, «certaines administrations ont agi avec un certain enthousiasme qui a fait que certains ont oublié que la première priorité est celle de combler les urgences», a ajouté le ministre, ajoutant que la lettre qu'il a récemment envoyée aux pdg des établissements, et dont Le Soleil a fait état dans son édition de mardi, était «un simple rappel que le premier poste à combler dans l'affectation des médecins est l'urgence».

Le ministre Barrette avait aussi évoqué «l'enthousiasme», cette fois des médecins, lorsqu'il avait eu à expliquer les problèmes de débordement dans les urgences, début mai. Il disait alors que la somme de 100 M$ investie par son gouvernement pour désengorger les urgences devait être dépensée exclusivement pour acheter des ressources externes et libérer des lits aux étages des hôpitaux, mais qu'il y avait un «excès d'enthousiasme» chez les médecins, «qui veulent tous traiter des patients et mettre la main sur un lit pour une chirurgie, par exemple».

Selon le ministre, il y a deux façons d'approcher le système de santé. «On peut l'approcher à la façon nostradamienne en annonçant évidemment la fin du monde qui va se produire dans les prochaines semaines et les prochains mois ou on peut, comme je le fais maintenant, rester calme et ne pas alarmer la population inutilement [sur les ruptures de services dans les urgences cet été], et laisser les administrateurs du réseau prendre les bonnes décisions qu'ils ont à prendre», a-t-il dit.

Le ministre de la Santé a du reste refusé de garantir qu'il n'y aura aucun bris de service dans les urgences cet été, comme le réclamait le caquiste François Paradis. «Je ne peux pas garantir que dans une urgence dans laquelle oeuvrent des médecins, il n'y en ait pas un qui décède», a illustré le ministre Barrette, qui s'est néanmoins engagé à ce que tous les efforts soient mis afin qu'il n'y ait pas de «situations malheureuses».




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