Se faire traiter à New York pour la maladie de Lyme

Au moins quatre fois par année, Marie-Ève Lapierre... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Au moins quatre fois par année, Marie-Ève Lapierre doit se rendre à New York pour renouveler sa médication.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Faute de recevoir des traitements adéquats au Québec, Marie-Ève Lapierre, atteinte de la maladie de Lyme, doit se rendre aux trois mois à New York pour rencontrer son médecin et recevoir ses médicaments.

«Je me suis levé un bon matin et je n'étais plus capable de marcher», raconte la femme de 36 ans originaire de la Beauce. Ses médecins ont passé deux ans et demi à chercher sa maladie, sans succès... Jusqu'à ce qu'elle découvre l'existence de la maladie de Lyme.

«Ils m'ont testé ici, mon test est sorti négatif. Ils ont arrêté les recherches là-dessus et ils persistaient à dire qu'ils ne savaient pas c'était quoi», poursuit-elle, en parlant des médecins québécois qu'elle a rencontrés.

Jamais un médecin d'ici ne lui a posé le diagnostic de la maladie de Lyme, faute de moyens pour la détecter, souligne Mme Lapierre. Elle s'est finalement retournée vers les États-Unis, où un médecin lui a posé ce diagnostic.

Au moins quatre fois par année, Mme Lapierre doit se rendre à New York pour renouveler sa médication. Pendant trois ans, elle devrait faire ces aller-retours à ses frais, déplore-t-elle.

«On demande au gouvernement de nous aider. Il a débloqué 4 millions $, mais ce n'est pas assez. Ça va aller à dans 10, 12 ans avant qu'il réussisse à changer le protocole. Mais nous qui sommes déjà affectés, on n'a rien. Personne ne paie nos médicaments, personne ne nous aide pour nos traitements. On n'a aucun soutien financier et c'est ça qu'on demande.»

Selon Mme Lapierre, les protocoles médicaux aux Québec seraient trop «serrés», de sorte qu'il ne serait pas possible de détecter des «coinfections». Aux États-Unis, croit-elle, les infectiologues seraient mieux outillés pour détecter plus rapidement la maladie de Lyme.

Se disant la «preuve vivante» que les traitements reçus aux États-Unis fonctionnent, la porte-parole de l'Association québécoise de la maladie de Lyme, Rachel Guignard, a reçu en 2001 un diagnostic de sclérose en plaques. Quatorze ans plus tard, en 2015, elle apprend qu'elle est atteinte de la maladie de Lyme. Elle ira suivre des traitements du côté américain.

Deux ans plus tard, elle se porte beaucoup mieux.

«Ici, c'est le déni total. Il y a urgence d'agir parce que les malades chroniques sont victimes du système», déplore Mme Guignard.

«Qu'il reconnaisse que les traitements sont bien et qu'il y a beaucoup de gens qui ont réussi à guérir par rapport aux traitements qu'ils ont reçus aux États-Unis. Qu'il se rende compte que ce sont les traitements qu'on a besoin», ajoute Mme Lapierre, interpellant le ministère de la Santé du Québec.

Comme Mme Guignard, la Beauceronne ressent déjà les effets positifs de sa nouvelle médication après seulement trois mois. Même si elle en a encore pour au moins trois ans, elle est confiante que le traitement qu'on lui offre aux États-Unis lui permettra de retrouver une qualité de vie acceptable.




À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer