Réseau de la santé: des cadres toujours à bout de souffle

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La pression sur les cadres du réseau de la santé est «omniprésente», selon l'AGESSS.

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(Québec) La situation ne s'est pas améliorée pour les cadres du réseau de la santé deux ans après la réforme qui a mené à la création des CIUSSS et des CISSS, dénonce l'Association des gestionnaires des établissements de santé et de services sociaux (AGESSS).

Selon la nouvelle présidente de l'AGESSS, Chantal Marchand, qui a tâté le pouls de ses membres lors d'une tournée provinciale, la pression sur les cadres du réseau est «omniprésente». 

Dans un communiqué diffusé lundi, Mme Marchand s'en prend aux projets dictés par le ministère de la Santé, qui sont «ultra-encadrés» et qui ne laissent que «peu de latitude aux gestionnaires», lesquels sont de surcroît «rarement consultés sur la faisabilité des projets, la disponibilité des ressources ou la priorisation des dossiers».

«Les gestionnaires vivent au quotidien avec la menace potentielle d'une intervention ministérielle dans un dossier opérationnel si les attentes liées au budget ne sont pas rencontrées. [...] Ils ont le sentiment d'avoir une épée de Damoclès au-dessus de leur tête puisqu'on les rend imputables des gestes qu'ils posent ou ne posent pas, et ce, nonobstant le contexte dans lequel ils doivent opérer», dénonce Chantal Marchand.

La présidente de l'AGESSS souligne que les gestionnaires du réseau de la santé ont vu leurs tâches alourdies depuis l'entrée en vigueur de la loi 10. Ils gèrent désormais des équipes plus nombreuses et réparties sur plusieurs sites, ce qui les éloigne du quotidien de leurs employés, déplore-t-elle.

«Ce que j'ai vu lors de ma tournée, ce sont des gens essoufflés, mais résilients. Les gestionnaires font leur gros possible dans le contexte actuel, mais le débit des mandats est tellement grand et les délais, tellement courts, qu'ils ont peur d'en échapper. Et on parle ici de gestionnaires d'expérience...» expose Chantal Marchand en entrevue au Soleil

Le grand défi des gestionnaires, tant dans les secteurs administratifs que cliniques, c'est de tout le temps devoir faire plus avec moins, résume Mme Marchand. «D'un côté, le gestionnaire doit faire des coupes dans son service; de l'autre, il doit diminuer sa liste d'attente», illustre la présidente de l'AGESSS. L'aspect financier, insiste-t-elle, oriente toutes les décisions, quel que soit l'impact sur la population, le personnel, les professionnels, les médecins et les gestionnaires.

Ce que souhaite Mme Marchand, c'est que le MSSS et la population reconnaissent la contribution des gestionnaires du réseau de la santé, qui font «tout leur possible». «Il faut changer la vision à l'égard des gestionnaires et les voir comme parties prenantes des solution et non comme la cause des maux du réseau», dit Mme Marchand. 

Les gestionnaires ont «des bonnes idées» pour améliorer le réseau, et ils ont l'avantage d'être sur le terrain, d'où l'importance de les écouter, ajoute-t-elle. À cet égard, la présidente de l'AGESSS réclame une «vraie consultation» de tous les intervenants du réseau afin de déterminer les priorités et les solutions à mettre en place dans l'organisation des soins et des services.




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