La CAQ demande justice pour les parents d'enfants handicapés majeurs

Le député de la CAQ François Paradis a... (Archives La Presse canadienne, Jacques Boissinot)

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Le député de la CAQ François Paradis a déposé jeudi à l'Assemblée nationale une pétition demandant au gouvernement du Québec «de reconnaître le travail des parents qui prennent soin de leur enfant malade ou handicapé d'âge majeur» et de leur accorder «le statut de ressource de type familial».

Archives La Presse canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Une quinzaine de parents sont venus à l'Assemblée nationale jeudi afin de réclamer justice pour eux et leur enfant handicapé, des enfants aujourd'hui majeurs ou qui le deviendront. Ils demandent une aide équivalente à celle que reçoivent les familles d'accueil.

Le député caquiste François Paradis leur a ouvert les portes du Parlement. Il a fait ce que des parlementaires font de plus en plus souvent à l'Assemblée nationale, soit de mettre des visages sur des situations de vie.

François Paradis a présenté une pétition demandant au gouvernement du Québec «de reconnaître le travail des parents qui prennent soin de leur enfant malade ou handicapé d'âge majeur» et de leur accorder «le statut de ressource de type familial afin que ces familles naturelles puissent bénéficier du même soutien financier et des mêmes avantages que les familles d'accueil». Près de 6500 personnes ont signé la pétition.

L'argumentaire en soutien à leur demande est à double volet; l'un social, l'autre économique. Rappelant qu'une nouvelle mesure d'aide financière a été mise en place en juin pour soutenir les parents d'enfant malade ou handicapé d'âge mineur, le député Paradis et ces parents rappellent aussi l'évidence : le handicap et la maladie ne disparaissent pas lorsque l'enfant atteint 18 ans.

Environ 950 $ par mois

Ni M. Paradis ni ces parents de «Parents pour toujours» n'ont caché leur émotion, jeudi. La prestation de solidarité sociale d'environ 950 $ par mois que reçoit leur enfant devenu majeur ne peut être considérée comme un soutien financier pour eux, disent-ils.

Ils déplorent que dès l'âge de 18 ans, le Supplément pour enfant handicapé nécessitant des soins exceptionnels ne s'applique pas à eux. Il s'élève à 954 $. Ce supplément financier a été accordé à la suite d'une bataille politique et médiatique menée par des parents du regroupement «Parents jusqu'au bout».

«J'ai regardé les mamans extraordinaires de Parents jusqu'au bout se battre pendant des mois et des mois, a déclaré Marie-France Beaudry, venue avec son fils handicapé à l'Assemblée nationale. Le nouveau programme qui a été mis en place, c'est un grand pas. Malheureusement, il n'est pas inclusif. Beaucoup de familles sont refusées.»

Lorsqu'elle a compris que «les 18 ans et plus étaient exclus» de ce programme, elle a formé le groupe «Parents pour toujours» et lancé la pétition.

Mme Beaudry et les autres parents présents n'excluent pas un recours devant les tribunaux.

Par rapport à une famille d'accueil

S'ils décidaient de confier leur enfant handicapé d'âge majeur à des familles d'accueil, celles-ci recevraient davantage de support de l'État que ce à quoi ils ont eux-mêmes droit, affirment-ils.

«On est fatigués de se battre, a dit Mme Beaudry. Je m'occupe de mon fils depuis toujours et je ne veux pas l'abandonner. Je sais que si je mets mon fils en famille d'accueil ou, encore pire, en CHSLD, sa santé va décliner totalement. Donc, il va coûter encore plus cher à la société, et moi aussi, parce que, moi, je vais déprimer complètement.»

«Donc, pourquoi ne pas soutenir les parents tout comme les familles d'accueil le sont? C'est une question de justice, d'équité et d'humanité.»

L'ex-ministre libérale Marguerite Blais appuie leur demande.

Selon un tableau gouvernemental consulté par Le Soleil, il existe une différence de près de 13 000 $ par année entre ce que peut toucher une «famille naturelle» et une «ressource intermédiaire» ou de «type familial».

Ouverture de la ministre

La ministre déléguée à la Réadaptation et à la Santé publique, Lucie Charlebois, affirme que ce tableau est incomplet.

Elle dit vouloir mieux comprendre les besoins de ces parents qu'elle a rencontrés. Elle veut par ailleurs que les mesures gouvernementales qui existent soient passées en revue pour éventuellement «mieux centrer notre action».

Si elle sait d'avance qu'elle ne sera pas parfaite, Mme Charlebois s'engage néanmoins «à travailler à trouver une solution».




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