Soins médico-esthétiques: le Collège des médecins mis en demeure

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À compter du 1er mai, une infirmière injectrice de botox et autres produits de comblement devra obligatoirement obtenir une ordonnance individuelle signée par un médecin spécialisé en médecine esthétique.

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(Québec) Deux associations d'infirmières ont mis en demeure le Collège des médecins du Québec (CMQ), l'enjoignant à suspendre l'application des nouvelles règles en matière de soins médico-esthétiques, qui doivent entrer en vigueur le 1er mai.

Les nouvelles règles imposées par le CMQ ont pour effet de rendre non applicables les ordonnances collectives grâce auxquelles des infirmières ont pu faire des injections à des fins esthétiques de façon autonome depuis 12 ans. 

À compter du 1er mai, donc, une infirmière injectrice de botox et autres produits de comblement devra obligatoirement obtenir une ordonnance individuelle signée par un médecin spécialisé en médecine esthétique. Celui-ci peut être un dermatologue, un chirurgien plasticien ou encore un médecin ayant une formation spécifique et reconnue en esthétique. 

Selon le Regroupement des infirmières et infirmiers entrepreneurs du Québec (RIIEQ) et l'Association des infirmières infirmiers en soins infirmiers esthétiques du Québec (AIISIEQ), rien ne justifie ces nouvelles règles. 

«Nous avons la prétention que le Collège des médecins outrepasse ses pouvoirs, s'attribue une juridiction partagée avec l'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec, d'autant plus qu'aucune plainte n'a été portée en 12 ans contre les infirmières en semblable matière», plaide dans un communiqué diffusé mercredi matin la présidente du RIIEQ, Louise St-Aubin. 

La démarche en justice pourrait prendre l'allure d'une demande en injonction permanente et en jugement déclaratoire, et être assortie d'une demande d'indemnisation pour les pertes subies par les infirmières entrepreneures, précise-t-on dans le communiqué. 

Le Collège des médecins n'avait encore rien reçu en fin d'avant-midi, mercredi. En entrevue au Soleil, le président du CMQ, le Dr Charles Bernard, a expliqué que les nouvelles règles avaient été adoptées après que l'ordre professionnel eut noté un «détournement» des ordonnances collectives au bénéfice des cliniques privées de médecine esthétique. 

«Les ordonnances collectives ont été faites au départ dans le but d'améliorer l'accès. Dans un certain nombre de cas, elles sont bien utilisées et il y a des bienfaits, notamment pour des maladies chroniques comme l'hypertension et le diabète. Sauf qu'on s'est rendu compte que des médecins sans aucune formation ou expérience en médecine esthétique signaient des ordonnances collectives au bénéfice des cliniques d'esthétique, pour des questions d'affaires», a précisé le Dr Bernard, ajoutant qu'un médecin avait récemment été sanctionné par le Collège à ce sujet et que d'autres seraient actuellement «dans le collimateur» du syndic.




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