Accès adapté: la CAQ demande un bilan à Barrette

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L'accès adapté implique une réorganisation dans la manière d'attribuer les rendez-vous de façon à ce qu'un patient qui en a besoin puisse voir son médecin dans un délai très court grâce à des plages laissées libres dans l'agenda de ce dernier.

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(Québec) La Coalition Avenir Québec (CAQ) déplore que deux ans après l'entente conclue avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), qui s'était engagée à poursuivre la promotion et le déploiement de l'accès adapté, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) n'ait dressé aucun bilan de cette mesure destinée à améliorer l'accès rapide à un médecin de famille.

En vertu de l'entente intervenue en mai 2015 entre la FMOQ et le MSSS afin d'accroître et d'améliorer l'accessibilité aux services médicaux de première ligne, la FMOQ devait promouvoir l'accès adapté auprès de ses membres et les former pour qu'ils adhèrent à cette méthode de travail. 

L'accès adapté implique une réorganisation dans la manière d'attribuer les rendez-vous de façon à ce qu'un patient qui en a besoin puisse voir son médecin dans un délai très court grâce à des plages laissées libres dans l'agenda de ce dernier.

La CAQ a envoyé des demandes d'accès à l'information au MSSS et à la RAMQ afin de savoir combien des 9500 médecins de famille ont implanté l'accès adapté depuis mai 2015 et combien de consultations médicales ont été offertes aux patients avec ce système. Dans les deux cas, on lui a répondu ne pas détenir de documents répondant à sa demande.

Pour le porte-parole caquiste en matière de santé, le député François Paradis, il est inconcevable que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, n'ait effectué aucun suivi de l'implantation de l'accès adapté, dont les retombées sont pourtant nombreuses. 

Dans un article paru en août 2014 dans le magazine de la FMOQ, Le médecin du Québec, on souligne que l'accès adapté fait notamment en sorte que «les consultations sans rendez-vous sont choses du passé», que «les visites à l'urgence hospitalière sont les seules désormais inévitables» et que «les dédoublements des visites et des tests médicaux sont rarissimes». 

Selon le député de Lévis, le ministre Barrette a fait l'erreur de ne pas exiger de cibles de la part de la FMOQ sur le déploiement de l'accès adapté, qui demeure la prérogative du médecin, l'entente de 2015 n'obligeant aucun médecin à l'offrir.

«Ce n'est pas normal qu'on n'ait pas d'indicateurs pour juger de l'efficacité de cet outil-là qu'on avait promis de déployer. Pourquoi, si c'est un outil efficace, on n'est pas capable de le mesurer? Le MSSS doit nous faire un portrait et, si c'est probant, si ça améliore l'accès, il faut vanter son implantation plus qu'on ne le fait présentement», dit François Paradis.

2500 médecins

Selon les chiffres obtenus par Le Soleil auprès de la FMOQ, 2500 médecins auraient jusqu'ici pris le virage de l'accès adapté. Il s'agit essentiellement de la même proportion avancée en octobre 2016 par le ministre Barrette, qui calculait alors qu'environ le tiers des médecins avaient adopté cette pratique. Le ministre affirmait que parmi ceux qui ne l'avaient pas fait, il y avait «des Gaulois» peu enclins à changer leur pratique médicale pour l'adapter aux besoins de leurs patients.

La FMOQ souligne de son côté qu'il y a deux ou trois ans, aucun médecin n'utilisait l'accès adapté. «Le tiers des médecins qui font de la prise en charge sont rendus en accès adapté. Ce n'est pas rien!» fait valoir le porte-parole de la Fédération, Jean-Pierre Dion, tout en rappelant qu'il est complexe pour un médecin de changer sa pratique en accès adapté dans la mesure où il faut de la formation et une adhésion des infirmières et des secrétaires.

«Cette proportion [38 % ] va aller en augmentant. Un jour, ce sera 50 %, un autre jour, 75 %. [...] La FMOQ travaille très fort pour que cette proportion augmente», assure M. Dion.

La CAQ se demande par ailleurs comment l'accès adapté s'arrimera avec le nouveau service gratuit de prise de rendez-vous en ligne avec un médecin de famille. Annoncé début avril pour un déploiement partout dans la province d'ici l'automne prochain, Rendez-vous santé Québec (RSVP) permettra à un patient de prendre rendez-vous auprès de son médecin de famille ou, si celui-ci n'est pas disponible, auprès d'un collègue du même groupe. En dernier recours, il pourra se tourner vers un médecin d'une autre clinique participante.

«Là, on n'a pas de données sur l'accès adapté, pis on va le mélanger avec RSVP. Comment ça va s'arrimer? Il y a comme un flou artistique...» note François Paradis.




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