Mégahôpital: première pelletée de terre en mai ou juin

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(Québec) Les travaux de la première phase du nouveau complexe hospitalier du CHU de Québec, qui consiste en la construction du Centre intégré de cancérologie (CIC), débuteront en mai, au plus tard en juin, a-t-on annoncé mardi.

Construit au coût de 652,4 millions$ sur le site de l'hôpital de l'Enfant-Jésus, le CIC offrira un service de radio-oncologie «à la fine pointe» aux patients cancéreux de la région de Québec et de l'est de la province (examens et traitements), a précisé le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, en conférence de presse. 

La fin des travaux et la mise en service du CIC sont prévues pour décembre 2020. Aucune interruption de services à l'hôpital de l'Enfant-Jésus n'est prévue pendant les travaux, qui incluront aussi la construction du cyclotron et de stationnnements. 

Les travaux de la phase 1 seront financés en majeure partie par le gouvernement, qui dépliera près de 560 M$. Le CHU de Québec et sa fondation y contribueront respectivement à la hauteur de 54,4 M$ et de 28 M$. 

Pendant les travaux, quelque 879 places de stationnement temporaires réparties sur deux sites appartenant à Hydro-Québec, sur Henri-Bourrassa, seront mises à la disposition du personnel de l'hôpital. 

Le ministre Barrette a réitéré mardi qu'il n'y aurait aucun dépassement de coûts. Une pression «énorme» aurait été mise sur les équipes en ce sens, a-t-il dit. «Toutes les virgules ont été revues en termes de projection de coûts. [...] S'il n'y a pas de surprise, on va être à l'intérieur du budget», a assuré le ministre. 

Respecter l'échéancier

La présidente-directrice générale du CHU de Québec, Gertrude Bourdon, a pour sa part indiqué que «les équipes ont travaillé de soir, de nuit et de fin de semaine pour respecter l'échéancier fixé». Le projet du nouveau complexe hospitalier, dont la valeur est estimée à 1,9 milliard $, sera livré par phases successives jusqu'en 2025. La prochaine étape comprendra la construction du bâtiment des soins critiques, le réaménagement d'une partie de l'hôpital de l'Enfant-Jésus de même que la planification d'une plate-forme clinico-logistique. Cette nouvelle structure, dont le coût n'est pas encore connu, offrira aux cinq hôpitaux du CHU les services de pharmacie, d'alimentation, d'entreposage et de distribution de fournitures. 

Il n'a pas été possible de connaître mardi les intentions du ministre Barrette quant à l'avenir du Centre de recherche clinique et évaluative en oncologie (CRCEO) de l'Hôtel-Dieu de Québec. «On est en réflexion. Ce sera annoncé prochainement», a-t-il simplement indiqué.

Construit au coût de 652,4 millions $ sur le... (Image fournie par le CHU de Québec) - image 2.0

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Construit au coût de 652,4 millions $ sur le site de l'hôpital de l'Enfant-Jésus, le CIC offrira un service de radio-oncologie «à la fine pointe».

Image fournie par le CHU de Québec

Le nouveau complexe hospitalier en chiffres

- 1,967 milliard d'investissements (1,7 milliard $ du gouvernement du Québec, 78 millions $ de la Fondation du CHU de Québec et 109 millions $ pour le stationnement autofinancé)

- 246 000 m2 de superficie

- 2600 places de stationnement

- 5000 chirurgies de plus par année

- 40 000 visites dans les consultations externes de plus par année

- 39 000 visites d'oncologie et 6000 traitements en hémato-oncologie supplémentaires par année

- 20 000 nouveaux examens en imagerie médicale par année

- Plus de 500 chambres individuelles supplémentaires sur une capacité de 700 lits

Absence de médecin au Jeffery Hale: Barrette renvoie la balle au CIUSSS

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, affirme que c'est au Directeur régional de médecine générale (DRMG) du CIUSSS de la Capitale-Nationale d'expliquer les découvertures médicales à l'urgence de l'hôpital du Jeffery Hale. 

En entrevue au Soleil, lundi, le coporte-parole du Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME), le DSimon-Pierre Landry, imputait au «plan Barrette» les ruptures de services observées dans les urgences de certains hôpitaux du Québec, notamment au Jeffery Hale en fin de semaine. Le ministre Barrette a sorti les médecins de famille des hôpitaux en les obligeant à faire de la prise en charge, dénonçait, entre autres, le Dr Landry. 

Le coporte-parole du ROME s'en prenait aussi à la bureaucratie centralisée du ministère de la Santé, qui empêcherait l'offre de services médicaux de bien s'arrimer à la demande en soins locale. 

Selon le ministre de la Santé, la situation vécue au Jeffery Hale relève plutôt d'un «problème logistique» qui appartient au DRMG du CIUSSS de la Capitale-Nationale. «Vous savez qu'il y a un régime d'activités médicales particulières (AMP), et l'urgence est la première AMP qui doit être remplie», a rappelé le ministre en mêlée de presse, mardi, ajoutant que c'était au DRMG du CIUSSS de «prévoir ces horaires-là». 

«Il n'y en a plus de découvertures d'urgence, sauf très rarement parce qu'il y a des AMP qui sont gérées par les DRMG. Pourquoi il n'y a personne qui a été prévu là [au Jeffery Hale, entre 16h et 20h samedi]? Il faudrait voir avec eux, ça m'étonne moi aussi», a dit le ministre Barrette.

Cinq fois par mois

Au CIUSSS, on expliquait lundi les découvertures régulières dans les urgences du Jeffery Hale et de Saint-Marc-des-Carrières (en moyenne cinq fois par mois durant la dernière année) simplement par un manque d'effectifs.  

Vrai que les AMP sont gérées par les DRMG, mais seulement «sur papier», explique le Dr Simon-Pierre Landry, qui est chef de l'urgence de Sainte-Agathe-des-Monts. «Moi, mon DRMG, il n'a pas le droit de me donner des AMP qui ne sont pas de la prise en charge! C'est une directive ministérielle! [...] Le ministre a resserré son contrôle sur la gestion des ressources humaines, et là, il lance la patate chaude aux DRMG, qui pataugent dans le délire bureaucratique ministériel», résume le Dr Landry.

Au Parti québécois, on souligne que l'hôpital du Jeffery Hale n'est pas situé dans une région éloignée qui aurait de la difficulté à attirer des médecins. «Il s'agit d'un établissement situé en plein milieu de Québec. On comprend donc qu'il y a de gros problèmes dans l'organisation du travail. Et le responsable ultime de l'organisation du travail, c'est le ministre de la Santé. C'est ça, le résultat de la réforme Barrette, après trois ans? Une urgence fermée en plein milieu de la capitale nationale par manque de médecins?» a commenté la députée Diane Lamarre, qui demande au ministre de s'engager à ce qu'il y ait une garantie de services à l'hôpital Jeffery Hale.  Avec Simon Boivin




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