Plus de bébés avec la syphilis au Québec

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L'apparition de ces cas au Québec démontre pour le ministère la pertinence du dépistage prénatal systématique de la syphilis.

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(Québec) Trois cas de bébés nés avec la syphilis ont été déclarés au Québec en 2016, un nombre «nettement plus élevé qu'attendu», s'inquiète le ministère de la Santé dans son dernier Bulletin de vigie, de surveillance et d'intervention en protection de la santé publique.

Entre 2000 et 2015, quatre cas de syphilis «congénitale» ou «d'acquisition locale» ont été rapportés, compare le MSSS dans le numéro de mars de Flash Vigie.

Ces cas surviennent alors que la syphilis infectieuse continue de progresser au Québec comme ailleurs dans le monde. En 2016, 929 cas ont été déclarés, soit une augmentation de 25 % par rapport à l'année précédente. Dans la grande majorité des cas (95 %), les personnes infectées sont des hommes.

Dans un des trois cas de syphilis congénitale rapportés, les auteurs notent l'absence de suivi prénatal et la présence d'un partenaire sexuel à risque, qui ne présentait, à l'instar de la mère, aucun symptôme.

«Les tests effectués chez le nouveau-né à partir de sang veineux étaient positifs pour la syphilis», précisent-ils, ajoutant que l'enfant présentait des manifestations de syphilis congénitale (augmentation du volume du foie et de la rate et thrombopénie, soit une diminution du nombre de plaquettes sanguines, entre autres).

Dans un autre cas, on déplore l'absence de suivi approprié après le dépistage prénatal. «Une femme suivie par son médecin de famille au cours de sa grossesse a été dirigée en obstétrique deux semaines avant son accouchement. À ce moment, la revue du dossier a permis de constater des résultats positifs en début de grossesse. La patiente [...] n'avait pas été traitée à la suite du dépistage prénatal», relate-t-on dans le bulletin de surveillance, précisant que le dépistage chez le nouveau-né s'est là aussi révélé positif.

Enfin, dans le troisième cas, le dépistage prénatal effectué en début de grossesse s'est révélé négatif, de sorte qu'il n'a pas été répété par la suite, d'autant que la mère n'avait rapporté aucun facteur de risque. Ce n'est qu'après la naissance, quand la mère a demandé un test de dépistage parce qu'elle avait eu de nouveaux partenaires, que la syphilis a été détectée. La syphilis congénitale chez l'enfant a donc été diagnostiquée plusieurs mois après la grossesse.

Pour le ministère, l'apparition de ces cas démontre non seulement la pertinence du dépistage prénatal systématique de la syphilis, mais aussi «la nécessité d'être vigilant face aux failles potentielles et, si possible, de prendre des mesures pour les prévenir».

Gonorrhée

Le bulletin FlashVigie fait par ailleurs état d'une souche de N. gonorrhoeae non sensible à deux antibiotiques de première intention, la ceftriaxone et la céfixime, qui aurait été identifiée dans un laboratoire d'un centre hospitalier québécois. La souche, qui a été prélevée en janvier dernier chez une jeune femme sans antécédents d'infections transmissibles sexuellement et par le sang, s'est aussi révélée résistante à deux autres traitements, la tétracycline et la ciprofloxacine.

Il s'agirait de la première souche au Canada à afficher une telle résistance.




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