Les maladies cardiovasculaires reculent, l'espérance de vie augmente

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En 2015, l'espérance de vie a atteint 80,2 ans pour les hommes et 84,1 ans pour les femmes.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

On savait déjà que l'espérance de vie avait augmenté durant la dernière décennie, chez les hommes et chez les femmes, mais une étude de l'Institut de la statistique du Québec révèle que c'est principalement dû au recul des maladies cardiovasculaires.

En fait, les hommes ont vu leur durée de vie moyenne augmenter de quatre mois par année durant la dernière décennie, contre deux mois pour les femmes. Durant la période étudiée, soit de 2000 à 2012, l'espérance de vie des Québécois est passée de 76,2 ans à 79,4 ans, alors que celle des Québécoises est passée de 81,8 ans à 83,7 ans.

Et les progrès ont continué, puisqu'en 2015, l'espérance de vie a atteint 80,2 ans pour les hommes et 84,1 ans pour les femmes.

Dans sa plus récente étude qui s'attarde aux causes de décès, le démographe de l'ISQ Frédéric Payeur a démontré que ces gains sont principalement dus au recul des maladies cardiovasculaires.

Ainsi, il a comptabilisé un gain de 15,8 mois pour les hommes et de 13,5 mois pour les femmes à cause du recul de ces maladies.

«Pour le Québec, ça semble être une première; d'autres auteurs l'avaient déjà mesuré pour le Canada. À l'échelle canadienne, pour des années plus anciennes, vers la fin du 20e siècle, les maladies cardiovasculaires étaient déjà identifiées comme la plus grande contributrice à l'augmentation de l'espérance de vie», signale M. Payeur au cours d'une entrevue.

Une autre cause de décès a eu une influence certaine sur la hausse de l'espérance de vie: celle des tumeurs.

Cette fois, la baisse de la mortalité due aux tumeurs a fait croître l'espérance de vie des femmes de 4,3 mois alors qu'elle l'a fait croître de 10,4 mois chez les hommes.

Les causes externes de décès, comme les accidents, les traumatismes, les homicides et les suicides, ont eu une influence fort différente chez les hommes et les femmes, cependant.

Ainsi, la contribution des causes externes à l'amélioration de l'espérance de vie est quatre fois moins forte chez les femmes, soit de 1,3 mois comparativement à 4,9 mois pour les hommes.

«Il y a eu un déclin de la mortalité liée à ces accidents-là - ce qu'on appelle les causes externes - qui génère des gains d'espérance de vie davantage chez les hommes. Du côté des causes externes, c'est surtout la baisse du suicide et la baisse des accidents de la route», note M. Payeur.

Les maladies de l'appareil respiratoire distinguent aussi les deux sexes. Ainsi, les hommes ont gagné 2,4 mois en espérance de vie à ce chapitre, alors que les femmes n'ont guère bougé - très léger recul de 0,1 mois.

Et d'après les spécialistes, «il y a encore de l'espace pour des gains» en matière d'espérance de vie, rapporte le démographe.




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