Fini le sans rendez-vous du CLSC Haute-Ville pour les patients non-inscrits

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Depuis le 6 mars, seuls les 14 000 patients inscrits auprès des 15 médecins du CLSC Haute-Ville peuvent utiliser le service de sans rendez-vous.

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(Québec) Conséquence de la loi 20 du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, le service de sans rendez-vous du CLSC Haute-Ville n'est désormais plus accessible aux patients qui n'y ont pas de médecin de famille.

Depuis le 6 mars, seuls les quelque 14 000 patients inscrits auprès des 15 médecins du Groupe de médecine familiale universitaire (GMF-U) du CLSC Haute-Ville peuvent utiliser le service de sans rendez-vous, précise-t-on au CIUSSS de la Capitale-Nationale. Les autres doivent se rabattre sur une des neuf cliniques-réseau de la ville de Québec, la plus proche étant située à environ 1,5 km, dans le quartier Saint-Roch (Proactive Santé, sur Jean-Lesage). 

C'est donc la fin d'une époque pour le CLSC Haute-Ville, qui offrait un service de sans rendez-vous ouvert à tous depuis une vingtaine d'années. «On garde tout de même une infirmière sur place pour vérifier la gravité des cas, donner des soins de base et diriger les patients vers le bon niveau de soins», précise Martin Lafleur, directeur de l'enseignement et des affaires universitaires au CIUSSS de la Capitale-Nationale. 

Pour pouvoir voir un médecin au sans-rendez-vous du CLSC, les résidents de la Haute-Ville devront s'inscrire au Guichet d'accès à un médecin de famille (GAMF), si ce n'est déjà fait. «Parmi les critères pour jumeler un patient à un médecin, il y a la proximité» du lieu de résidence, rappelle M. Lafleur.

Taux d'assiduité

Tant au CIUSSS qu'à l'Association des médecins de CLSC, on rappelle que la loi 20 du ministre Gaétan Barrette oblige les médecins à inscrire 85% de la population d'ici le 1er janvier 2018 et à atteindre un taux d'assiduité de 80% (8 fois sur 10, un patient doit pouvoir consulter au cabinet de son médecin plutôt qu'à l'urgence ou au sans rendez-vous d'une clinique réseau). «Pour plusieurs médecins, le taux d'assiduité, c'est un élément qui les stresse beaucoup», souligne le président de l'Association, le Dr Sylvain Dion.

Selon Martin Lafleur, le fait de réserver le sans-rendez vous du CLSC Haute-Ville à la clientèle du GMF-U permettra aux médecins d'inscrire plus de patients et d'être plus assidus auprès d'eux. «Ça améliore les services de proximité pour la clientèle inscrite», résume-t-il.

Le Dr Sylvain Dion reconnaît que les patients non-inscrits perdent, eux, un service de proximité et que «c'est malheureux». Il rappelle toutefois que c'est le rôle des cliniques-réseau, et éventuellement des supercliniques, de recevoir les patients orphelins. «Mais il faut consolider ce réseau ou trouver des alternatives pour assurer la continuité des services de proximité», croit-il.

«Dans les CLSC où les médecins se sont constitués en GMF, on suit la même tendance que les GMF des cabinets qui ne sont pas cliniques-réseau et qui réservent leur service de sans rendez-vous à leur clientèle inscrite», explique par ailleurs le Dr Dion, précisant que certains CLSC, comme celui de Lac-Etchemin, par exemple, réservent des plages de sans rendez-vous à la clientèle non-inscrite même si les médecins y sont regroupés en GMF. 

«On le fait parce qu'on est en région, pour accommoder des patients dont le médecin de famille est loin, mais on leur dit qu'ils doivent le plus possible consulter leur médecin», mentionne-t-il.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale n'était pas en mesure de préciser jeudi combien de patients non inscrits utilisaient le service de sans rendez-vous du CLSC Haute-Ville. «On vise à offrir un médecin de famille à au moins 1000 citoyens de plus, principalement à ceux résidant en Haute-Ville», a néanmoins mentionné une porte-parole, Annie Ouellet.

Au 31 décembre, 79,4% de la population de la Capitale-Nationale était inscrite à un médecin de famille. «C'est le bon moment pour les résidents de la Haute-Ville de s'inscrire au GAMF si ce n'est pas déjà fait», insiste Mme Ouellet.




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