Un cas d'hypertension sur cinq mal évalué, selon une étude

Plus de la moitié des médecins de famille au Canada utilisent encore des... (Digital/Thinkstock)

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La Presse Canadienne
Montréal

Plus de la moitié des médecins de famille au Canada utilisent encore des appareils manuels pour mesurer la pression artérielle, une technologie dépassée qui entraîne parfois des erreurs de diagnostic, selon une étude menée par des chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM).

Environ 20 pour cent des gens qui suivent un traitement pour l'hypertension n'ont pas réellement de problème et n'auraient pas besoin de médication, surtout parce que la tension artérielle a été mal mesurée, affirme l'auteur principal de l'étude, Janusz Kaczorowski, de l'Université de Montréal.

La pression artérielle est jugée normale lorsque la pression systolique est inférieure à 140 mmHg et la pression diastolique inférieure à 90 mmHg. Au-dessus de ces valeurs, on dit qu'une personne fait de l'hypertension.

Au cours du printemps 2016, l'équipe de Janusz Kaczorowski a mené un sondage auprès des médecins de famille du Canada: 52 pour cent des 769 répondants ont indiqué utiliser un tensiomètre manuel pour mesurer la pression artérielle. Seulement 43 pour cent privilégient un appareil automatique. En 2016, le Guide de pratique clinique d'Hypertension Canada a pourtant statué que la mesure électronique est préférable à la mesure manuelle.

Au Canada, un adulte sur cinq est hypertendu et cette condition représente le facteur de risque global le plus important pour la mortalité et l'invalidité. Les coûts de l'hypertension pour le système de santé canadien étaient évalués à plus de 13 milliards de dollars en 2010.

Le Guide de pratique clinique d'Hypertension Canada stipule que la modification des comportements liés à la santé est un moyen efficace de prévenir et de traiter l'hypertension, et également de diminuer le risque de maladies cardiovasculaires. Il est possible d'abaisser la pression artérielle par une alimentation saine, la pratique régulière d'une activité physique, une consommation modérée d'alcool, la diminution de l'apport de sodium alimentaire, la non-exposition au tabac et la gestion du stress.

L'étude «How do family physicians measure blood pressure in routine clinical practice? A national survey of Canadian family physicians» a été publiée le 14 mars 2017 dans Canadian Family Physician.




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