Québec veut aider davantage les autistes

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Selon les informations obtenues par Le Soleil, le plan de la ministre déléguée à la Réadaptation et à la Santé publique, Lucie Charlebois, vise à réduire de près de moitié le nombre d'enfants de 5 ans et moins inscrits sur une liste d'attente en vue de bénéficier du programme dit «d'intervention comportementale intensive».

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(Québec) Nouveau plan d'action en main, le gouvernement Couillard s'engagera incessamment à offrir un meilleur soutien aux personnes atteintes d'autisme et à leurs proches.

Un plan couvrant la période 2017-2022 devait être présenté avant la fin de la dernière année. Il ne l'a pas été, mais il est maintenant prêt.

Il devrait finalement être dévoilé cette semaine. Il comprend une trentaine de mesures.

Il a été élaboré dans la foulée du premier Forum québécois sur le trouble du spectre de l'autisme, tenu en février 2016. Il s'étire sur cinq ans, soit au-delà de l'actuel mandat du gouvernement de Philippe Couillard.

Concrètement, selon les informations obtenues par Le Soleil, le plan de la ministre déléguée à la Réadaptation et à la Santé publique, Lucie Charlebois, vise à réduire de près de moitié le nombre d'enfants de 5 ans et moins inscrits sur une liste d'attente en vue de bénéficier du programme dit «d'intervention comportementale intensive».

Actuellement, près de 1200 enfants de 5 ans et moins figurent sur cette liste.

Dans ce plan, le gouvernement s'engage à offrir, toujours d'ici 2022, des services de répit, de dépannage et de gardiennage à toutes les familles ayant un enfant atteint du trouble du spectre de l'autisme. La liste d'attente pour ces services sera ramenée à zéro, promet-on.

Concrètement, près de 700 nouvelles familles devraient pouvoir bénéficier d'un soutien amélioré, d'après des données gouvernementales. Certaines peuvent avoir besoin de deux jours de répit par mois; d'autres, chaque semaine. 

Des organismes communautaires auront droit à un soutien financier ad hoc afin de leur permettre de créer ces nouvelles places de répit et des services connexes.

Québec veut par ailleurs affecter «systématiquement» un «intervenant pivot» à chaque enfant dès lors qu'un diagnostic aura déterminé qu'il est atteint d'un trouble du spectre de l'autisme. Actuellement, cette mesure n'est ni généralisée, ni systématique.

Ces intervenants doivent agir comme des facilitateurs pour l'obtention des services de l'État. Cela pour éviter aux familles de nombreuses et fastidieuses démarches administratives.

Le gouvernement entend par ailleurs assurer une continuité des services après l'enfance et l'adolescence afin de «favoriser l'intégration au travail ou vers d'autres types d'activités».

Il faut, dit-on, soutenir les personnes concernées à poursuivre leurs projets de vie, qu'il s'agisse d'une entrée à l'université ou dans un autre type de formation. Il faut, ajoute-t-on encore, les aider dans «leur intégration résidentielle», qu'elles demeurent chez des proches ou qu'elles habitent seules. Pour certaines de ces dernières, un «appartement supervisé» pourrait être une solution.

Le spectre de l'autisme est très large. Les profils sont divers. Des personnes peuvent être autonomes et d'autres plus sévèrement touchées. L'État doit s'adapter aux besoins de chacun, postule le plan.

Les informations obtenues par Le Soleil ne font pas état des budgets prévus.

Des sonnettes d'alarme

Le Vérificateur général du Québec a déjà invité le gouvernement québécois à agir mieux et plus tôt en ce qui a trait aux personnes autistes.

Sous le gouvernement de Pauline Marois, Véronique Hivon, avait qualifié de «tsunami» la forte augmentation des cas d'enfants autistes au Québec. Elle avait indiqué que sa priorité serait de réduire les listes d'attente pour l'obtention de services.

«Ça double depuis 10 ans à chaque quatre ans, avait constaté l'ex-ministre en janvier 2014. On est à 1 % des enfants chez qui on diagnostique un trouble du spectre de l'autisme.»

Le nombre et le type de symptômes, leur degré de gravité et le moment de leur apparition varient d'une personne à l'autre, a-t-on rappelé l'an dernier au Forum sur le trouble du spectre de l'autisme organisé par la ministre Lucie Charlebois. Les difficultés de comportement, de communication et d'interactions sociales sont toutefois des manifestations communes de l'autisme.




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