Les doctorants en psychologie s'entendent avec Québec

La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David... (Archives La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

Agrandir

La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David

Archives La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Une entente est intervenue entre la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, et les doctorants en psychologie (FIDEP), qui verront finalement leur internat rémunéré par l'entremise d'un programme de bourses d'études totalisant 6,2 millions $ par année.

L'entente, annoncée par la ministre David mercredi, met fin à plus de quatre mois de boycottage des internats et des stages par les doctorants en psychologie.

«C'est une grande victoire pour les doctorants en psychologie qui voient finalement leur travail reconnu et rémunéré. C'est aussi un grand pas vers une meilleure accessibilité aux soins de santé mentale au Québec», a commenté le président de la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP), Eddy Larouche. 

Le programme prévoit la mise en place de 250 bourses de 25 000$ qui seront réparties dès l'automne 2017 pour les internats effectués dans les secteurs public, parapublic et communautaire. 

Québec consacrera également un montant de 1,25 million $ supplémentaire qui permettra à un maximum de doctorants actuellement en boycottage de recommencer à offrir des services le plus rapidement possible.

En contrepartie, a-t-on précisé mercredi, chaque doctorant devra augmenter de 150 son nombre d'heures travaillées au cours de l'internat ou s'engager à travailler dans le réseau public pendant deux ans. 

«Cette entente répond aux recommandations du rapport Granger (Luc, ex-président de l'Ordre des psychologues du Québec, qui recommandait qu'un soutien financier sous forme de bourse d'études soit accordé aux doctorants en psychologie), permettant aux internes de se consacrer à soulager la détresse psychologique des nombreux Québécois qui demandent de l'aide et ainsi améliorer l'offre en santé mentale au Québec», se réjouit M. Larouche, qui promet de «suivre de très près la mise en place de la bourse» et de s'assurer que celle-ci soit «pérenne et équitable».

La ministre David a rappelé mercredi que le Québec était la seule province au Canada à ne pas rémunérer ses internes en psychologie. L'Ordre des psychologues, a-t-elle précisé, exige un doctorat de troisième cycle à ses membres, ce qui correspond à au moins sept années d'études universitaires. 

D'où l'importance d'offrir un soutien financier aux futurs psychologues pendant leur internat, d'autant qu'ils «contribuent à accroître l'accessibilité aux services publics dans le domaine de la santé mentale», a souligné la ministre.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer