Débordement des urgences psychiatriques: le CIUSSS se veut rassurant

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(Québec) Le président-directeur général du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Michel Delamarre, s'est voulu rassurant mardi au sujet des urgences psychiatriques qui débordent à Québec. Un problème d'achalandage récurrent à certaines périodes de l'année qui n'a rien à voir avec quelque coupe ou fermeture de lits en santé mentale, a-t-il dit.

«Le nombre de lits qu'on a dans la région de Québec est amplement adéquat. Il faut investir dans le soutien dans la communauté et dans l'hospitalisation à domicile. [...] C'est ce qu'on fait et on commence à avoir des résultats», a assuré le pdg du CIUSSS. 

«Depuis quelques mois, le chef de service qui est responsable de l'urgence psychiatrique à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus est aussi responsable de l'équipe d'hospitalisation à domicile. Ça nous permet de mieux capter les personnes qui arrivent à l'urgence pour éviter qu'elles se retrouvent en hospitalisation. On les prend en charge tout de suite et on les ramène à domicile avec un soutien très intensif pour les garder dans la communauté», a illustré M. Delamarre.

Selon lui, il suffit de faire une revue de presse des années antérieures pour se rendre compte que les problèmes d'achalandage dans les urgences psychiatriques ne datent pas de la création du CIUSSS. «Il y avait du débordement en santé mentale régulièrement, et les séjours moyens à l'urgence étaient plus élevés qu'ils le sont maintenant», a-t-il exposé. 

Attente trop longue

À propos de la sortie dans le Journal de Québec de l'interniste-gériatre du CHU de Québec Manon Chevalier, qui a dénoncé la semaine dernière le long séjour de 139 heures d'une dame de 98 ans à l'urgence de l'Enfant-Jésus alors que des lits étaient disponibles sur les étages, M. Delamarre a reconnu que cette patiente avait effectivement «attendu trop longtemps à l'urgence». 

«Il ne faut pas que ça arrive, et on travaille pour ne pas que ça arrive. Mais il faut faire attention, ce n'est pas parce qu'il y a des lits de libres sur les étages qu'on peut nécessairement appareiller les patients qui sont à l'urgence avec ces lits-là», a nuancé M. Delamarre, selon qui la situation n'est pas plus compliquée dans les hôpitaux depuis que le CIUSSS a pris en charge les services de psychiatrie et de gériatrie.

Bonnes relations

Michel Delamarre assure que les relations entre le CIUSSS et le CHU de Québec sont «très bonnes». «On a à gérer un environnement quand même complexe de santé et de services sociaux, et on le fait. On s'entend très bien avec le CHU, on fait un travail de collaboration et on vise la même chose, c'est-à-dire le bien-être de la population», a-t-il assuré.

Au-delà des investissements dans le soutien à domicile, le CIUSSS a commencé à ouvrir des lits supplémentaires en CHSLD et en ressources intermédiaires afin de désengorger les urgences des hôpitaux, a par ailleurs rappelé M. Delamarre.

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