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Le CIUSSS ouvre 78 lits de plus

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Le surcroît de patients en santé mentale crée une pression supplémentaire sur l'urgence physique.

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(Québec) Le CIUSSS de la Capitale-Nationale ouvrira sous peu près de 80 lits en CHSLD, en ressources intermédiaires et en soins palliatifs pour désengorger les urgences des hôpitaux, a appris Le Soleil.

Le CIUSSS, le CHU de Québec et l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie travaillent en partenariat afin de mettre en place des mesures pour diminuer le nombre de personnes qui continuent d'occuper un lit dans un centre hospitalier même si elles ne requièrent plus les ressources et les services qui y sont fournis, résume une porte-parole du CIUSSS, Karine Primard.

Vingt-deux nouvelles places en CHSLD seront ainsi ouvertes progressivement à compter du 28 novembre. Le CIUSSS a également commencé cette semaine à ouvrir des lits en ressources intermédiaires. D'ici la mi-décembre, il en aura ouvert une cinquantaine, ce qui libérera des places en CHSLD. Enfin, six lits en soins palliatifs seront ouverts au Jeffery Hale (cinq) et à l'Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré (un). Au total, l'ouverture de ces lits représente un investissement de 5 millions $, selon Mme Primard.

Autre mesure à court terme : l'intensification des soins à domicile. «Les Fêtes sont toujours une période d'achalandage dans les urgences. On va investir 1 million $ d'ici mars pour intensifier les services de soins à domicile et répondre aux besoins des gens autrement pour éviter qu'ils se présentent à l'urgence» ou qu'ils y retournent après un épisode de soins, explique le directeur adjoint au programme soutien à l'autonomie des personnes âgées du CIUSSS, Carl Dumais. Un projet-pilote pour soutenir les usagers à leur sortie de l'hôpital sera par ailleurs déployé d'ici juin. «L'idée, c'est d'entrer nos équipes dans les centres hospitaliers pour évaluer les besoins des usagers après les épisodes de soins et mettre en place les services avant leur départ», indique M. Dumais.

Le CIUSSS déploiera également des équipes dans les résidences privées pour aînés dans le cadre d'un deuxième projet pilote. «Les résidences privées pour aînés, c'est un important partenaire. Il y a 16 000 places dans la région. Là aussi, on veut connaître la clientèle de façon à pouvoir mettre des services autour d'elle et éviter qu'elle se retrouve à l'urgence», explique Carl Dumais.

Selon M. Dumais, l'ensemble des mesures qui seront déployées à court et moyen termes permettront non seulement de désengorger les urgences des hôpitaux du CHU de Québec, mais aussi de donner aux usagers les services et les soins dont ils ont réellement besoin.

Le Journal de Québec rapportait vendredi que l'urgence de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus avait connu jeudi un engorgement critique, au point où un chef de service a demandé aux chefs d'unité, aux médecins et aux infirmières-chefs d'intervenir pour libérer dans les meilleurs délais les lits sur les étages. «À 7h30, nous avions 83 patients sur civière à l'urgence, dont 38 sont admis. Toutes les mesures transitoires sont utilisées, et nous n'avons aucune marge de manoeuvre. Nous sollicitons votre intervention pour intervenir auprès des médecins pour accélérer leur tournée et les départs [...] afin de libérer l'urgence», a écrit le chef de la gestion des lits à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, Alain Boulé, dans une missive dont le Journal a obtenu copie.

«Situation difficile»

La capacité normale de 48 civières à l'urgence aurait été dépassée en raison principalement d'un afflux de patients en psychiatrie et en gériatrie. «La situation est difficile. On a dû mettre des civières dans les corridors. Le surcroît de patients en santé mentale crée une pression supplémentaire sur l'urgence physique. On n'a pas de pouvoir d'action sur les lits en santé mentale et en gériatrie qui relèvent désormais du CIUSSS de la Capitale-Nationale», expliquait au Journal une porte-parole du CHU de Québec, Geneviève Dupuis. Les urgences psychiatriques du CHUL et de l'Hôpital du Saint-Sacrement seraient aussi fortement sollicitées, selon ce que rapportait le quotidien.

Au CIUSSS, on rappelle que la population de Québec est plus vieillissante qu'ailleurs dans la province. «On est 2 % en avant de la moyenne québécoise en termes de vieillissement de la population. Or les personnes âgées peuvent se désorganiser, avoir des problèmes cognitifs et se retrouver en consultation dans les urgences. Cette année, on a connu une hausse des consultations dans les urgences par les personnes âgées, particulièrement par les 85 ans et plus», expose Carl Dumais.

Le CIUSSS et ses partenaires ont récemment évalué une cohorte de 200 usagers âgés qui se présentent dans les urgences, pour se rendre compte que 50 % provenaient des résidences privées pour aînés. «Dans 42 % des cas, c'était de la clientèle non connue des services du CIUSSS [des CLSC]. Pour nous, ce qui ressort, c'est qu'il faut repérer cette clientèle-là avant qu'elle se présente à l'urgence», dit M. Dumais.

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