Vasectomie: mission exportation

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Au Québec, la vasectomie est socialement très acceptée. À 50 ans, un homme sur trois est vasectomisé.

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(Québec) Ayant déjà vasectomisé 29 000 Québécois au cours de sa carrière, Michel Labrecque se donne maintenant comme mission d'exporter son savoir à travers le monde. Le médecin souhaite rendre l'opération plus accessible dans les pays où elle n'est pas encore entrée dans les moeurs.

Le Dr Michel Labrecque dans une clinique de... (Courtoisie Michel Labrecque) - image 1.0

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Le Dr Michel Labrecque dans une clinique de Québec vendredi pour la Journée mondiale de la vasectomie.

Courtoisie Michel Labrecque

Au Québec, la vasectomie est socialement très acceptée. À 50 ans, un homme sur trois est vasectomisé. En moyenne, les patients qui subissent cette intervention simple de 10 minutes ont 36 ans et deux enfants à charge. «Souvent, ce que les patients me disent, c'est que leur conjointe a fait sa part du côté de la contraception, que c'est à leur tour», illustre le Dr Labrecque. 

Pour souligner la 4e Journée mondiale de la vasectomie, qui se tenait vendredi, lui et son collègue Michel Dallaire ont vasectomisé 40 hommes de Québec. Mais à travers le monde, ce sont des milliers d'hommes d'une quarantaine de pays dont le canal déférent a été coupé pour ne plus que les spermatozoïdes puissent s'échapper. «Je reviens d'Haïti où j'ai vasectomisé un homme qui avait 26 enfants, de six partenaires différentes. Ça, c'est un cas extrême, mais je vous dirais que la plupart de ceux qui venaient nous voir avaient quatre ou cinq enfants», raconte M. Labrecque, qui est aussi chercheur à l'Université Laval. 

«On ne veut pas stériliser la planète!»

Ayant déjà formé plus de 50 médecins au Rwanda, au Cambodge, au Népal, en Inde et au Venezuela, entre autres, le spécialiste québécois de la vasectomie continue de voyager pour faire découvrir cette intervention qui est beaucoup moins risquée et coûteuse que la ligature des trompes chez la femme. «On ne veut pas stériliser la planète! On veut seulement stimuler des conversations autour de la contraception et que les gens prennent des décisions responsables pour eux et pour leurs enfants», soutient M. Labrecque. 

Le médecin fait valoir que dans certains pays, la surpopulation est devenue très problématique pour l'économie et l'environnement. Mais la vasectomie n'est presque pas connue ou offerte, pour des raisons religieuses, mais surtout culturelles. Certains hommes croient que l'opération peut leur causer des difficultés érectiles, ce qui n'est pas le cas. Par exemple, au Kenya, le même mot est utilisé pour désigner la castration et la vasectomie. 

«Il faut sensibiliser, faire connaître. C'est le moyen de contraception qui est le moins cher et le plus efficace», indique M. Labrecque. En novembre, le médecin promet d'égaler les dons qui seront faits au Fonds Michel-Labrecque en santé reproductive masculine de l'Université Laval au www.vasectomie.net.

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