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Deux pathologistes en renfort sur la Côte-Nord

Le Centre de santé de Sept-Îles, tout comme... (collaboration spéciale Fanny Lévesque)

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Le Centre de santé de Sept-Îles, tout comme celui de Baie-Comeau, pourrait recevoir temporairement l'aide de deux pathologistes du Québec.

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Le cri d'alarme lancé par des médecins de la Côte-Nord a été entendu par deux pathologistes du Québec, qui ont décroché le téléphone pour tendre la main aux établissements de Sept-Îles et de Baie-Comeau, orphelins de pathologistes depuis 2012.

«Nous sommes en pourparlers pour établir des corridors de service avec deux pathologistes», a confirmé au Soleil la directrice des communications du CISSS de la Côte-Nord, Sandra Morin. «Ce sont des ententes individuelles, ce n'est pas une entente avec un centre hospitalier. Ils nous ont appelés pour nous offrir de l'aide.»

Deux postes de pathologistes sont à pourvoir sur la Côte-Nord depuis quatre ans. Mais depuis la fin, en décembre 2015, d'une entente de services avec le CISSS du Bas-Saint-Laurent, le CISSS régional peine à être desservi par un établissement au Québec pour l'analyse de ses spécimens, si bien que des pièces s'envolent parfois jusqu'en Ontario. 

Une situation devenue intenable et dénoncée vivement dans nos pages par une chirurgienne et une gynécologue de Sept-Îles. «On est très content», a laissé savoir Mme Morin. «Ça pourrait être une grosse bouffée d'air frais, mais ça va dépendre des pourparlers finaux et des modalités sur lesquelles on va s'entendre. Mais on a bon espoir.»

Les discussions «assez intenses» pourraient être conclues d'ici une semaine, estime-t-elle. Impossible pour l'heure de connaître l'endroit de pratique de ces deux pathologistes. «Ce serait quoi, le nombre d'heures, le transport... Tout ça reste à être attaché», précise Mme Morin. On sait déjà cependant qu'un serait rattaché à Sept-Îles et l'autre, à Baie-Comeau. 

La durée de l'offre de service est aussi sur la table puisqu'il doit s'agir d'une entente temporaire, le temps que le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, auquel la Côte-Nord est grappée dans le cadre du projet Optilab, soit prêt à accueillir tous les échantillons de la région. Le Saguenay planche sur la réorganisation de son laboratoire médical.

«C'est quand même une bonne nouvelle parce que ça va nous permettre, si ça fonctionne, et ça devrait, de pouvoir envoyer nos cas et spécimens à ces pathologistes-là», tout en conservant le service en place au Saguenay ou à Rimouski pour l'analyse de tests précis. «Notre but, c'est d'arrêter complètement les envois en Ontario», rappelle Mme Morin. 

Gymnastique quotidienne

Les médecins et gestionnaires de la Côte-Nord ont déploré devoir «gérer du cancer à la pièce» et se soumettre à une gymnastique quotidienne pour envoyer et recevoir les analyses dans les délais. L'affaire a rebondi à l'Assemblée nationale encore mercredi avec l'intervention de la députée de Duplessis, Lorraine Richard. 

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a une fois de plus expliqué que la situation n'était pas nouvelle et qu'elle existait sous la gouverne du Parti québécois.

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