Don d'organes: l'infirmière Renée L'Heureux honorée

Renée L'Heureux, infirmière ressource en don d'organes et... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Renée L'Heureux, infirmière ressource en don d'organes et de tissus, a remporté jeudi le Grand Prix de Transplant Québec 2016, soulignant son implication dans ce domaine au CHU de Québec-Université Laval. On la voit ici avec son conjoint, Alain Dulude.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Impliquée depuis une douzaine d'années dans le don d'organes et de tissus, Renée L'Heureux, infirmière-ressource au CHU de Québec-Université Laval, a reçu jeudi le Grand Prix de Transplant Québec 2016. Même si la population est de plus en plus sensibilisée à la cause, la lauréate estime qu'il reste encore beaucoup de travail à faire auprès des familles.

Accompagnante auprès des proches des donneurs, Mme L'Heureux explique au Soleil que le concept de mort cérébrale, seuil qui permet d'enclencher le processus de don, est souvent mal compris. «On a encore des refus, il faut travailler fort là-dessus. C'est souvent difficile dans un contexte hospitalier, car les familles veulent que les funérailles se fassent rapidement, mais on a besoin de 24 à 48 heures pour prélever les organes.»

C'est d'ailleurs le manque de temps à consacrer aux familles, afin de leur expliquer les tenants et aboutissants des prélèvements, qui a poussé Mme L'Heureux, à l'époque infirmière à l'urgence de l'Enfant-Jésus, à s'impliquer dans le don d'organes et de tissus. «Les familles vivaient beaucoup de stress, il fallait s'en occuper, mais je n'avais pas assez de temps. Je n'étais pas satisfaite de moi.»

Une personne peut donner jusqu'à huit organes pour sauver des vies, à savoir le coeur, les poumons, le foie, les reins, le pancréas, et parfois les intestins. La cornée, les valves cardiaques et la peau peuvent également être transplantées, ainsi que les os et les tendons pour la reconstruction.

En 2015, les équipes du CHU ont procédé à des prélèvements sur 36 donneurs, ce qui représente 24 % des donneurs au Québec. Au total, 134 organes ont été prélevés, une augmentation de 22 % par rapport à l'année précédente.

L'an dernier, 172 Québécois décédés ont fait don de leurs organes, permettant à 549 patients d'en bénéficier. La sensibilisation semble porter fruit puisque le nombre de personnes en attente d'une greffe est passé de 1264, il y a cinq ans, à 856 en 2015, une diminution de 33 %.

«Les yeux de ma mère»

Présent à la conférence de presse, le maire Régis Labeaume a tenu à inciter au don d'organes en s'appuyant sur une histoire personnelle. Il y a quelques années, lui et les membres de sa famille avaient consenti au don des yeux de sa mère, décédée par noyade en Floride. 

«Je me suis toujours demandé si, une fois dans ma vie, je croiserais les yeux de ma mère, quelque part dans le monde.»

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