Aide à mourir: trois fois plus de cas que prévu, dit Barrette

Gaétan Barrette a déposé le premier rapport annuel d'activités de... (La Presse canadienne, Jacques Boissinot)

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Gaétan Barrette a déposé le premier rapport annuel d'activités de la Commission sur les soins de fin de vie jeudi, à l'Assemblée nationale.

La Presse canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Les 262 cas d'aide médicale à mourir répertoriés représentent presque le triple des prévisions, a affirmé le ministre de la Santé, Gaétan Barrette. La région de Québec demeure l'endroit où les demandes sont les plus nombreuses par habitant.

Le premier rapport annuel d'activités de la Commission sur les soins de fin de vie a été déposé, jeudi, à l'Assemblée nationale. Elle s'est penchée sur l'administration de l'aide à mourir pour s'assurer de sa conformité à la Loi depuis son entrée en vigueur, le 10 décembre 2015.

«J'avais évoqué qu'il y en aurait peut-être une centaine, donc, c'est presque le triple», a déclaré le ministre Barrette, jeudi. «On n'est pas à un niveau spectaculairement élevé quand on se compare à d'autres pays, mais c'est plus que je pensais. Ça ne m'inquiète pas du tout.»

Dossiers non-conformes

Parmi les cas répertoriés, 21 ont présenté des non-conformités avec la Loi sur les soins de fin de vie. Pour la plupart, il est question de l'indépendance du deuxième médecin qui évalue l'admissibilité à l'aide à mourir. Dans certains milieux «plus petits», il semble qu'il ne soit pas toujours facile d'avoir accès à un autre médecin qui ne soit pas le médecin traitant.

«Il y a peut-être lieu de faire des ajustements parce qu'il y a une problématique qui est réelle», a dit le ministre Barrette. Les formulaires pour la demande d'aide à mourir gagneraient aussi à être clarifiés, croit-il.

Dans trois dossiers, la commission n'a pas reçu l'information suffisante pour démontrer que le patient était réellement en fin de vie ou atteint d'une maladie grave et incurable. Ces cas ont été transmis au Collège des médecins, qui est en train de les analyser, a assuré la porte-parole du Collège, Caroline Langis.

36 refus

Il y a eu 36 personnes qui se sont vues refuser l'accès à l'aide médicale à mourir parce qu'il a été jugé qu'elles ne répondaient pas aux critères de la loi. Il y a aussi eu 21 personnes qui sont décédées avant que l'appréciation de leur demande ne soit terminée et permette le don des soins.

La région de Québec demeure l'endroit où les demandes d'aide à mourir sont les plus nombreuses proportionnellement à sa population. En effet, au 9 juin, il y avait eu 45 demandes dans la région de Québec, contre 54 dans la métropole, où la densité de population est beaucoup plus grande.

«C'est un fait, a commenté le ministre Barrette. Ça, pour moi, ça ne fait que refléter le tissu social du Québec. [...] Je pense que, culturellement, dépendamment des groupes et des sous-groupes sociétaux, il y a une vision face à la mort.»

Ainsi, poursuit le ministre, il y a dans la région de Montréal plus de communautés ethniques qui ont un rapport «très religieux» à la mort. «Du côté de Québec, la population est beaucoup plus homogène, a une relation avec sa propre religion, et ce genre de choses là qui est différent d'autres», a déclaré M. Barrette.

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