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Épidémie de conjonctivite à l'hôpital de Baie-Comeau: une demande de recours collectif sous peu

Le recours collectif, qui n'a pas encore été...

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Le recours collectif, qui n'a pas encore été autorisé, concerne toutes les personnes qui ont contracté une kératoconjonctivite entre le 1er décembre 2013 et le 31 mai 2014 à l'hôpital Le Royer de Baie-Comeau, ou qu'elles l'ont contractée ailleurs «et dont la source de l'infection est reliée directement ou indirectement à cet hôpital», selon le texte de la requête.

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<p>Steeve Paradis</p>
Steeve Paradis

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Le Soleil

(Baie-Comeau) Un cabinet de Québec, Tremblay Bois Mignault Lemay, a été chargé de déposer une demande de recours collectif pour les victimes de l'épidémie de conjonctivite qui a frappé à l'hôpital de Baie-Comeau à l'hiver 2013-2014 et qui a touché 1400 personnes.

Le recours collectif, qui n'a pas encore été autorisé, concerne toutes les personnes qui ont contracté une kératoconjonctivite entre le 1er décembre 2013 et le 31 mai 2014 à l'hôpital Le Royer de Baie-Comeau, ou qu'elles l'ont contractée ailleurs «et dont la source de l'infection est reliée directement ou indirectement à cet hôpital», selon le texte de la requête.

«On entend démontrer qu'il y a eu négligence, qui a causé cette épidémie», a lancé Me Jean-Sébastien D'Amours, du groupe Erreurs médicales chez Tremblay Bois Mignault Lemay. «On est convaincus de pouvoir en faire la démonstration.»

Les autorités de l'hôpital n'ont jamais nié que la vague de conjonctivite virale provenait d'entre ses murs, plus précisément de sa clinique d'ophtalmologie, qui a été désinfectée au complet et qui est demeurée fermée plusieurs semaines. En raison de cette infection, l'ensemble des visites aux patients de l'hôpital ont aussi été interdites durant plus de deux semaines. Quant aux gens atteints de conjonctivite, dont notamment une centaine d'employés de l'établissement, ils ont dû être traités ailleurs qu'à l'hôpital.

Envergure planétaire

Selon le rapport d'investigation de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), déposé en octobre 2014, cette éclosion de conjonctivite virale a pris une envergure inégalée sur la planète. Le virus en question, l'adénovirus de type 8, résistait aux désinfectants habituellement utilisés pour nettoyer les appareils et les surfaces de la clinique.

L'hôpital a évidemment pris des mesures depuis pour que la chose ne se reproduise pas. D'ailleurs, dans son rapport, l'INSPQ a jugé adéquates les actions prises par les autorités locales pour limiter à cinq mois la durée de cette «épidémie des yeux rouges».

Si jamais le recours collectif est autorisé - il n'y a toujours pas de date d'audience fixée à savoir s'il sera autorisé ou non - les éventuels dédommagements aux victimes seront individualisés selon la gravité des cas, a précisé Me D'Amours. «Ce n'est pas tout le monde qui a subi les mêmes dommages. Certains ont eu des cicatrices à la cornée, ce qui affecte durablement leur état de santé», a-t-il soutenu.

La direction du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord soutient avoir pris acte de la demande d'autorisation de recours collectif et s'abstient de tout commentaire.

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