Décès par électrocution: la méthode de travail montrée du doigt

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(Québec) Depuis cinq ans, 17 travailleurs ont perdu la vie par électrocution au Québec. L'électricien Denis Landry est parmi ceux qui ont connu cette triste fin. Comme trop souvent, une méthode de travail déficiente est montrée du doigt pour expliquer cette mort évitable survenue à Québec l'an passé.

L'homme de 55 ans, à l'emploi de l'entreprise Pierre Boily Électrique, démantelait une boîte de jonction dans un bâtiment commercial de la rue Kepler le 17 septembre 2015 lorsque le drame est survenu.  

Le rapport d'enquête de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) retient deux causes pour expliquer l'accident. Premièrement, la main gauche de M. Landry a été en contact avec un élément sous tension de 347 volts au moment où il sectionnait de la main droite les fils électriques d'une boîte de jonction. Il a reçu une décharge mortelle. Son décès a été constaté à l'hôpital.

Méthodes à améliorer

La situation tragique aurait pourtant pu être évitée si la méthode de travail avait été adéquate. «L'employeur ne s'est pas assuré d'avoir des méthodes de contrôle, de supervision et d'information pour avoir des procédures complètes de cadenassage, explique Simon Pelletier, inspecteur à la CNESST. Il faut identifier les sources électriques, les mettre hors tension et les cadenasser.»

M. Pelletier signale qu'il y a encore beaucoup de messages de prévention à faire dans les chantiers pour faire respecter les règles en vigueur. En plus des 17 décès, près d'un millier de travailleurs ont subi des blessures de nature électrique.

Appliquer une procédure de cadenassage n'est pas le fait d'un seul individu, renchérit David Parent, chef d'équipe en prévention et en inspection. «Ça prend une formation, ça prend des outils et une supervision pour s'assurer que c'est bel et bien mis en place, respecté et bien compris.»

C'est pourquoi la CNESST estime que l'employeur de M. Landry a agi de façon à compromettre la sécurité de son travailleur. L'entreprise Pierre Boily Électrique a reçu une amende dont le montant n'a pas été dévoilé, mais qui peut varier entre 16 000 $ et 64 000 $.

Le rapport d'enquête sera transmis à la Corporation des maîtres électriciens du Québec et aux établissements de formation pour leur rappeler les règles de sécurité à suivre en matière de cadenassage des sources électriques.

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