20 millions $ pour les centres de pédiatrie sociale du Dr Julien

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Le Québec compte actuellement une vingtaine de centres de pédiatrie sociale qui rejoignent plus de 4000 enfants. L'objectif à long terme du gouvernement est de doubler le nombre d'établissements, partout en province, et de porter le nombre de bambins mis en contact avec ces établissements à 20 000.

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(Québec) En pleine expansion, le réseau de cliniques de pédiatrie sociale mis sur pied par le Dr Gilles Julien bénéficie d'un important coup de pouce financier, avec l'octroi d'une subvention de 20M$, par le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx.

Versé à raison de 5M$ par année d'ici 2020, dans le cadre d'un partenariat avec la Fondation du Dr Julien, ce montant permettra, selon le ministre, «d'offrir aux enfants en situation de grande vulnérabilité le meilleur départ possible dans la vie».

«J'insiste chaque jour sur l'importance de la petite enfance. C'est peut-être la phase la plus importante dans la vie. C'est là où l'enfant se construit», a indiqué M. Proulx, à la suite d'une conférence de presse tenue mardi matin au Centre de pédiatrie sociale de Lévis, fondé en 2010 par la fille du Dr Julien, Maude.

Le Québec compte actuellement une vingtaine de centres de pédiatrie sociale qui rejoignent plus de 4000 enfants. L'objectif à long terme du gouvernement est de doubler le nombre d'établissements, partout en province, et de porter le nombre de bambins mis en contact avec ces établissements à 20 000.

«Ce sont des enfants qui, la plupart du temps, ne sont pas connus de nos services publics ou de nos services de santé, qui ne sont pas en service de garde. Il faut atténuer ces inégalités et c'est ce que fait le Dr Julien», a ajouté le ministre.

Présent à la conférence de presse, le Dr Gilles Julien a qualifié cette subvention de «privilège» qui permet de faire reconnaître «la valeur ajoutée de la pédiatrie sociale» comme vecteur important pour assurer le bien-être des enfants issus de milieux socio-économiques précaires et isolés, qui passent trop souvent entre les mailles du filet du réseau de la santé.

«Le gouvernement s'est déjà engagé envers nous sur des programmes plus pointus, mais un tel engagement à l'égard d'une méthode différente et novatrice, ça nous fait plaisir. On la porte à bout de bras depuis des années», a précisé au Soleil le médecin de 70 ans qui continue à pratiquer dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Le financement des centres de pédiatrie sociale repose au deux tiers sur les dons des corporations et des particuliers. «La guignolée a été notre seule source de revenus pendant des années.»

Déménagement en vue

Maude Julien, infirmière clinicienne de formation, a pour sa part indiqué que le Centre de pédiatrie sociale de Lévis, de plus en plus à l'étroit dans son bâtiment du Vieux-Lévis, déménagera bientôt ailleurs en ville, dans un endroit qui reste à déterminer. Un point de service sera également ouvert dans le secteur Saint-Romuald après l'embauche d'un médecin. Thetford Mines comptera aussi son centre d'ici quelques semaines.

Une «subvention transitoire» de 2M$ a déjà été versée à la Fondation du Dr Julien pour l'année 2015-16. Quatre ministères sont engagés dans ce partenariat, soit Santé et services sociaux, Famille, Justice, ainsi que celui de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur.

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Maude Julien, directrice du Centre de pédiatrie sociale de Lévis

Un nouveau centre à Québec

Un autre Centre de pédiatrie sociale ouvrira ses portes à Québec «dans la prochaine année», dans un secteur qui reste à déterminer, a indiqué au Soleil la chef de direction du seul établissement que compte la capitale pour le moment, la Dre Marie-Camille Duquette. «Nous sommes en train de regarder avec nos partenaires quel serait le meilleur endroit pour s'installer, où nos services seraient complémentaires à ceux qui existent déjà. Nous souhaitons aller dans un quartier démuni, où il y a beaucoup d'enfants en situation de vulnérabilité.» Installé sur la 1ère Avenue, à proximité du Patro Roc-Amadour, depuis novembre 2011, le Centre de pédiatrie sociale de Québec assure le suivi de quelque 200 bambins vivant en milieu défavorisé. La subvention du gouvernement servira à la consolidation des acquis de l'organisme, précise la Dre Duquette. «Il y a énormément de besoins un peu partout en ville. Le travail est encore plus grand dans Limoilou où vivent quelque 5000 enfants et dont le tiers seraient en situation précaire.»

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