Aide médicale à mourir: Barrette renouvelle son appel à la prudence

L'auteur souhaiterait qu'une partie de l'argent consacrée à... (Photothèque Le Soleil)

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L'auteur souhaiterait qu'une partie de l'argent consacrée à l'aide médicale à mourir puisse être investie dans l'aide médicale à vivre. 

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(Québec) Le prudence est de mise pour les médecins appelés à pratiquer l'aide médicale à mourir, a réitéré mercredi le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui s'en est de nouveau pris au «flou» de la loi C-14.

Sans commenter directement le cas rapporté cette semaine par Radio-Canada concernant un homme atteint de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) qui a fait une tentative de suicide avant de finalement réussir à l'obtenir l'aide médicale à mourir, le ministre de la Santé s'est dit d'avis en mêlée de presse que «si l'arrêt Carter avait été appliqué dans C-14, on n'aurait pas cette discussion-là».

Le problème, a-t-il répété, c'est le fameux «flou» autour du caractère «raisonnablement prévisible» de la mort. 

«Je prends toujours le même exemple extrême: je peux vous dire qu'il est raisonnablement prévisible que vous allez mourir un jour. Mais il est déraisonnable de vous dire que vous allez mourir d'un accident d'auto. [...] Maintenant, allez dire à un patient qui a une maladie et qui souffre, mais qui n'est pas du tout médicalement face à la mort, que la mort est raisonnablement prévisible», a illustré le Dr Barrette. 

Au Québec, a-t-il rappelé, tant la loi québécoise que C-14 sont appliquées. «C'est vrai que ce n'est pas simple. On a décrit le chemin qui mène au geste médical de l'aide médicale à mourir dans le cas de la fin de vie, qui est notre loi. On n'a pas décrit et encadré le chemin qui mène au suicide médicalement assisté, qui est C-14. Parce qu'au Québec, on a dit: ce n'est pas clair. La mort raisonnablement prévisible, c'est ingérable en médecine. Mais c'est permis...» a expliqué le ministre de la Santé, réitérant que lui, comme médecin, il «n'irait pas là [vers C-14]». 

«Les gens qui participent à ça ont le droit, mais c'est à leurs risques et périls. Les patients peuvent le demander, mais ils vont peut-être avoir de la difficulté à trouver» un médecin. 

Le problème, a-t-il dit, c'est qu'il y aura toujours des militants contre «ces lois-là», des gens qui n'ont «pas gagné» et qui vont vouloir «aller en cour pour remettre ça en cause». «Un médecin qui prend la direction de C-14 engage sa responsabilité professionnelle et légale», a-t-il rappelé.

«C'est pour ça que vous ne verrez pas beaucoup de médecins s'en aller là. Et c'est pour ça que je suis heureux que la Colombie-Britannique remette en cause la loi fédérale, parce que ça ne répond pas complètement à l'arrêt Carter et qu'à un moment donné, il va falloir clarifier tout ça. Et si on a des ajustements à faire un jour au Québec, ce sera quand les choses seront claires», a réitéré le ministre Barrette.

Avec Simon Boivin




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