Achats médicaux regroupés: les spécialistes répliquent

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(Québec) La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) a tenu mardi à défendre le travail de ses experts impliqués dans les achats regroupés de technologies médicales.

Dans son mémoire sur le projet de loi 108 sur la surveillance des contrats publics, MEDEC, qui représente l'industrie canadienne des technologies médicales, invite Québec à améliorer les processus d'achat en santé et à aller plus loin que «la pratique dépassée du plus bas prix conforme», rapportait Le Soleil dans sa livraison de mardi.

L'association plaide que le système québécois n'est pas attrayant pour les fournisseurs, affirmant que la province figure «parmi les marchés reconnus comme les plus difficiles pour l'accès et l'intégration des innovations médicales». Elle s'en prend plus particulièrement aux groupes d'approvisionnement en commun (GAC), critiquant notamment leur manque de transparence. 

MEDEC juge «singulier» qu'on ait décidé de confier à la FMSQ, «un syndicat en négociation permanente avec le gouvernement», l'expertise clinique et technologique nécessaire pour appuyer les décisions d'approvisionnement de technologies médicales. L'association dit constater «trop souvent des indices pouvant laisser croire à des soumissionnaires qu'ils ne sont pas traités avec équité».

Piquée au vif, la présidente de la FMSQ, la Dre Diane Francoeur, a tenu à remettre certaines pendules à l'heure, rappelant d'emblée l'intérêt de l'industrie des technologies médicales dans ce dossier. «C'est sûr que pour l'industrie, ce n'est pas intéressant qu'on fasse des achats regroupés, qui permettent au gouvernement d'économiser entre 100 et 200 millions $ par année en équipements et fournitures médicales», souligne en entrevue la Dre Francoeur.

Nouveaux appareils

Grâce aux GAC, rappelle la présidente de la FMSQ, le Québec a pu se doter d'un parc d'appareils d'échographie de pointe à un coût raisonnable. «Au lieu de payer 250 000 $ et plus par appareil, on paie autour de 140 000 $», illustre la Dre Francoeur, ajoutant que les technologies médicales ne sont pas «juste des nouveaux jouets pour les docteurs, c'est aussi et surtout de meilleures technologies pour les patients».

Le rôle de la FMSQ au sein des GAC, c'est un peu celui d'une «agence de rencontre entre l'industrie et les besoins sur le terrain», résume la présidente de la Fédération, qui assure que les experts nommés dans les comités de sélection le sont en vertu de leur expertise et qu'ils sont reconnus par leurs pairs. 

Oui, convient la Dre Francoeur, il y a déjà eu dans le passé des dossiers «où des gens n'avaient rien à faire là [dans un comité de sélection]». «Mais depuis que je suis arrivée, toute la procédure [de sélection] a été revue pour que ce soit le plus transparent possible et pour s'assurer que les experts soient libres de toute influence. [...] On fait signer depuis ce printemps des formulaires de déclaration de conflits d'intérêts. Le processus est en train de se raffiner», assure la Dre Francoeur.

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