Vivre avec le parkinson, selon Patrick Zabé

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(Québec) Après avoir brisé le silence sur son état de santé, le chanteur Patrick Zabé consacre maintenant une partie de son temps comme ambassadeur de Parkinson Québec. Il veut faire la preuve qu'il est possible de vivre malgré la maladie.

D'entrée de jeu, le populaire artiste, qui a connu ses heures de gloire dans les années 60 et 70, reconnaît avoir eu du mal à accepter le diagnostic. «Je n'en avais jamais parlé.

«À force de me faire tourmenter par ma femme et ma fille, j'ai accepté de dévoiler mon état», raconte M. Zabé, un brin d'humour dans la voix, au départ d'une marche, dimanche, au profit de Parkinson Québec.

Sa fille, Kim Rusk, animatrice et femme d'affaires, l'épaule dans son rôle d'ambassadeur. «On veut faire connaître la cause. Mon père est un exemple d'une personne qui, malgré la maladie, continue d'avancer dans la vie, c'est un battant», lance-t-elle, fièrement.

À l'image de ses chansons guillerettes, M. Zabé refuse de se laisser abattre et il continue d'être actif. Il participe même sur scène à la Tournée des idoles avec d'autres chanteurs de sa génération.

Pour le président de Parkinson région de Québec, Philippe Thomassin, l'attitude de Patrick Zabé devant cette maladie dégénérative est «le modèle» à adopter. «C'est prouvé que l'activité physique aide à garder l'autonomie. C'est salutaire pour un parkinsonien», explique-t-il. C'est pourquoi une grande partie de l'argent recueilli permet de faire de l'accompagnement auprès des personnes atteintes. 

L'organisme les aide à s'inscrire à des cours de yoga ou d'autres activités physiques qui les gardent actifs. M. Zabé se fait un devoir quotidien de pratiquer une activité physique.

Choc difficile à encaisser

«Lorsque tu apprends que tu as la maladie, c'est un choc en soi, ajoute Mme Rusk. C'est pour ça que l'organisme peut t'informer et te diriger vers l'entraide appropriée. Grâce à Parkinson Québec, on rencontre aussi d'autres personnes qui vivent la même chose. Ça enlève un poids sur les épaules», soutient-elle.

«Pour moi, c'était un secret. Ça faisait huit ans que j'étais atteint avant de le faire connaître publiquement. Mais c'était la bonne décision, admet aujourd'hui M. Zabé. J'ai reçu un courriel récemment d'une dame dont le mari a été déclaré parkinsonien. Elle expliquait que ça les encourageait de voir des gens comme nous réussir» à accepter les affres de la maladie.

M. Thomassin encourage les gens à communiquer avec son organisme pour éviter l'isolement. «Ça prend habituellement cinq ans avant que la personne vienne nous voir. C'est très difficile d'accepter sa situation au début.»

La marche qui se déroulait dimanche sur les plaines d'Abraham a permis d'amasser plus de 25 000 $. Quelque 2000 personnes sont atteintes dans la région de Québec.

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