Besoin criant de préposés à l'entretien ménager au CHU de Québec

Des préposés à l'entretien ménager qui étaient en... (123RF/Dmitry Kalinovsky)

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Des préposés à l'entretien ménager qui étaient en vacances cet été qui ont dû rentrer au travail en temps supplémentaire.

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(Québec) Le CHU de Québec peine à attirer dans ses hôpitaux du personnel en hygiène et en salubrité. Et à le retenir.

Les besoins sont de plus en plus criants, assez en tout cas pour que le message d'accueil du CHU fasse état d'une «période de recrutement» pour des emplois de préposés à l'entretien ménager. «Le CHU de Québec est actuellement en période de recrutement pour des titres d'emploi d'agents administratifs et de préposés à l'entretien ménager», dit la voix enregistrée quand on compose le numéro général du CHU de Québec.

Plus tôt cette semaine, un lecteur a soumis au Soleil ce qu'il considérait comme un problème de propreté à l'urgence du CHUL les 2 et 3 septembre, particulièrement dans la salle d'attente et les toilettes des femmes. «Les toilettes du Mc Do sont plus propres que ça», a laissé tomber Dominic Tremblay, qui accompagnait sa femme à l'urgence le soir du 2 septembre. «Tout le temps qu'on a été là, soit entre 20h30 et 3h30, je n'ai vu aucun concierge», affirme M. Tremblay.

Au CHU de Québec, la porte-parole Geneviève Dupuis assure qu'aucun problème d'hygiène particulier n'a été signalé à l'urgence du CHUL. «Ce qui vous a été mentionné semble anecdotique, on n'a reçu aucune plainte relative à la qualité du nettoyage», a indiqué Mme Dupuis, précisant qu'un concierge supplémentaire de nuit avait été ajouté ce printemps.

«Mais c'est sûr qu'il n'y a pas de grand ménage qui se fait la nuit, c'est le jour que ça se fait», a-t-elle ajouté.

À la CSN, on avance que le CHU de Québec éprouve certains problèmes de planification de main-d'oeuvre (PMO). «Il y a des préposés à l'entretien ménager qui étaient en vacances cet été qui ont dû rentrer au travail en temps supplémentaire», illustre la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras, selon qui il y aurait eu une vingtaine de départs à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus pendant la période estivale.

«Quand les gens partent, c'est parce qu'il y a un problème lié à la charge de travail, aux conditions ou aux horaires», résume Mme Gingras, ajoutant que le problème semble être généralisé à l'ensemble des hôpitaux du CHU de Québec.

Pénurie de main-d'oeuvre

Geneviève Dupuis convient qu'il est difficile de recruter du personnel pour l'entretien ménager des hôpitaux du CHU de Québec. «On est en plein emploi à Québec, partout on a de la difficulté à recruter de la main-d'oeuvre, et l'hygiène et salubrité est un secteur où c'est particulièrement difficile d'attirer et de retenir le personnel. Il faut user de différentes stratégies pour être attractif», dit Mme Dupuis.

C'est dans cette optique que le CHU de Québec a modifié ce printemps sa PMO à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, en transformant notamment des postes à temps partiel en postes à temps plein.

«Avant, on avait 157 postes de préposés à l'entretien ménager, dont 60 % étaient à temps partiel, alors que maintenant, on a 137 postes, dont plus de 60 % sont à temps plein. Et le temps partiel, ce n'est plus du 2 jours sur 14, mais du 5 , 6 ou 8 jours sur 14. Ça nous permet d'être plus attractifs et d'avoir une meilleure stabilité, mais aussi d'assurer une qualité exceptionnelle des services en tout temps», explique la porte-parole, précisant qu'avec le réaménagement, des travailleurs expérimentés sont maintenant en poste une fin de semaine sur deux et peuvent coacher les plus jeunes en période d'éclosion d'un virus ou d'une bactérie, par exemple.

Mais la nouvelle formule ne règle pas tous les problèmes, convient la porte-parole du CHU de Québec. «C'est encore difficile», admet Mme Dupuis, selon qui six départs liés au réaménagement des postes ont eu lieu depuis ce printemps à l'Enfant-Jésus. «Et il y a 29 personnes en congé longue durée, soit pour maternité ou paternité, maladie, sans solde, etc.», calcule-t-elle.

Pas de diminution de services

Geneviève Dupuis insiste : la nouvelle planification de la main-d'oeuvre ne s'est pas traduite par une diminution du nombre d'heures de travail en hygiène et en salubrité.

«Il n'y a pas eu de coupes d'heures, et les services n'ont pas diminué. Quand il le faut, on fait faire du temps supplémentaire. Il n'y a donc absolument rien à craindre pour la santé et la sécurité des patients», assure Mme Dupuis, précisant qu'en matière d'heures supplémentaires, le CHU de Québec se situe «en dessous» des cibles du ministère de la Santé.

Ceci étant, ce n'est pas demain que le «projet pilote» de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus sera exporté dans les autres hôpitaux du CHU de Québec. «On n'en est pas là, il faut voir comment ça se passe et si c'est possible d'harmoniser ça dans tous les hôpitaux», précise Mme Dupuis.

Pour l'heure, une quinzaine de postes à temps partiel sont disponibles au CHU de Québec. L'emploi, payé 18,14$ l'heure, est «sur une liste de rappel et les heures ne sont pas garanties», précise-t-on dans l'offre d'emploi publiée sur le site du CHU de Québec. «Les différents quarts de travail sont : jour/soir/nuit/fin de semaine. Les candidats doivent être disponibles, au minimum, de jour et de soir sur semaine ainsi qu'une fin de semaine sur deux», ajoute-t-on.

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