Médecins soupçonnés de mauvaises pratiques: le CHU se veut rassurant

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Il n'a pas été possible de savoir comment le CHUL a géré le cas de la Dre Line Blackburn avant que celui-ci soit soumis au Collège des médecins.

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(Québec) Sans commenter le cas particulier de la Dre Line Blackburn, qui vient d'être radiée de son ordre professionnel pour une période de quatre mois, le CHU de Québec assure que «tous les mécanismes sont en place» lorsque des soupçons de mauvaises pratiques pèsent sur un médecin.

Selon la porte-parole Geneviève Dupuis, tant le chef du département où pratique le médecin soupconné que le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) de l'hôpital et la Direction des services professionnels (DSP) du CHU ont la responsabilité et le pouvoir d'intervenir.

«Si les soupçons commandent une action immédiate parce qu'il y a un élément criminel ou un danger pour le public (un médecin en état d'ébriété, par exemple), le chef de département, en collaboration avec le CMDP et la DSP, a le pouvoir immédiat de suspendre ses privilèges», explique la porte-parole du CHU de Québec.

Long cheminement

Le cheminement d'une plainte pour des soupçons de pratiques déviantes est beaucoup plus long. «Dans ce temps-là, le CMDP doit évaluer l'ensemble des actes pour identifier ce qui n'est pas correct, ce qui peut prendre beaucoup de temps, parfois des années. Il faut savoir que dans plusieurs cas, les médecins soupçonnés sont appréciés de leur clientèle. Ça peut être difficile de départager parce que la personne visée ne fait pas toujours quelque chose de mal. De la même façon que le médecin peut-être très apprécié de certains collègues et détesté par d'autres», expose Geneviève Dupuis.

Lorsqu'une pratique déviante est décelée, le CMDP demande au médecin de corriger le tir. «Il lui donne une période de temps pour s'ajuster, et si, au bout de cette période, la pratique n'a pas été modifiée, il y a suspension de privilèges», résume Mme Dupuis.

Il n'a pas été possible de savoir comment le CHUL a géré le cas de la Dre Blackburn avant que celui-ci soit soumis au Collège des médecins. On sait seulement que l'enquête du syndic de l'ordre professionnel émane d'une plainte déposée par la DSP du CHUL le 23 octobre 2013.

On sait aussi que la spécialiste en obstétrique et en gynécologie s'était engagée volontairement le 11 septembre 2014 auprès de la Direction des enquêtes du Collège des médecins à «ne plus faire d'examens échographiques à l'Hôpital Christ-Roy» et à «limiter sa pratique de l'échographie au CHUL-CHU de Québec aux termes de privilèges qui lui sont actuellement accordés (échographie obstétricale première ligne pour urgence et diagnostic de base)».

Cette limitation d'exercice ne concernait pas le nombre d'accouchements pratiqués par l'obstétricienne, qui en réalisait jusqu'à tout récemment des centaines par année.

Le Soleil a par ailleurs appris que la Dre Line Blackburn n'enseignerait plus aux résidents en médecine du CHUL.

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