Exclusif

L'ex-président de l'Ordre des psychologues examinera le salaire des doctorants

L'ancien président de l'Ordre des psychologues du Québec,... (Tirée du site Internet de l'Ordre des psychologue du Québec)

Agrandir

L'ancien président de l'Ordre des psychologues du Québec, Luc Granger

Tirée du site Internet de l'Ordre des psychologue du Québec

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, vient de confier à l'ancien président de l'Ordre des psychologues du Québec, Luc Granger, le mandat d'examiner la question de la rémunération des doctorants en psychologie, a appris Le Soleil. Les recommandations de M. Granger sont attendues pour la mi-octobre, ce qui n'empêchera pas les doctorants en psychologie de boycotter les internats dès septembre.

Dans une lettre transmise le mois dernier au président du Bureau de la coopération interuniversitaire, Guy Breton, la ministre David annonce avoir demandé à Luc Granger de lui proposer des pistes de solutions pour l'enjeu de la rémunération des internats en psychologie, réclamée par la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP) depuis maintenant une dizaine d'années.

«À l'automne 2015, la Fédération a coordonné la mise en place d'un boycottage des internats pour l'année 2016-2017 [...] afin d'obtenir la rémunération de l'internat. Depuis plusieurs mois, le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur s'affaire à trouver des moyens de parvenir à une résolution satisfaisante de cet enjeu», écrit la ministre David dans la missive dont nous avons obtenu copie.

Dans l'exercice de son mandat, le professeur Granger rencontrera les hautes directions des universités ainsi que les départements de psychologie concernés par la formation en psychologie, précise la ministre.

À la FIDEP, si on salue l'effort déployé par Mme David, on déplore que cette initiative survienne si tard. «Mme David, étant elle-même psychologue, connaît très bien la situation. Que faudra-t-il pour que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, prenne enfin au sérieux les internes en psychologie?» demande la présidente de la FIDEP, Josiane Jauniaux, qui s'inquiète de l'«inaction» du ministre Barrette dans ce dossier et du manque de solutions concrètes pour favoriser l'accès aux soins. 

«Dès septembre, des milliers de Québécois qui auraient normalement bénéficié de la rentrée scolaire pour rencontrer un futur psychologue rapidement devront attendre des mois supplémentaires. Étant donné les listes d'attente importantes et l'urgence d'agir auprès des patients en détresse, la rémunération de l'internat en psychologie constitue une solution rapide pour assurer des services de qualité. L'absence d'une telle solution sera catastrophique pour la population, surtout considérant le boycottage actuel des internats», avertit la présidente de la FIDEP.

Mme Jauniaux précise que les doctorants en psychologie ont prévenu le ministre il y a sept mois qu'ils ne fourniraient pas de services dans le réseau public tant que leur travail, et plus largement celui des psychologues, ne serait pas reconnu comme des services incontournables en santé mentale.

Désertion vers le privé

Chaque année, les doctorants en psychologie offrent des services professionnels à plus de 12 000 Québécois, majoritairement dans le réseau public. Malgré une formation universitaire d'au moins six ans, les internes du Québec sont les seuls en Amérique du Nord à ne pas être rémunérés pour leur travail, ce qui explique, selon la FIDEP, qu'ils désertent le réseau public et se tournent vers le privé. Avec un nombre d'années d'études équivalant à celui des internes en psychologie, les résidents en médecine du Québec sont rémunérés 45 000 $ par année. 

Pour Josiane Jauniaux, «cela illustre bien le peu de considération du ministre Barrette pour la santé mentale». Au cabinet du ministre de la Santé, on explique que «l'enjeu n'est pas uniquement un enjeu de santé». «Nous avons rencontré la FIDEP et nous travaillons de concert avec le ministère de l'Enseignement supérieur qui est actuellement majoritairement responsable du dossier», a indiqué l'attachée de presse du ministre Barrette, Julie White. 

Plus tôt cette semaine, la Commission-Jeunnesse du Parti libéral a donné son appui à la FIDEP et invité le gouvernement à «donner suite à la revendication unanime dans les milieux étudiants et ceux des professionnels de la santé et de l'éducation de rémunérer l'internat de plus de 1600 heures en psychologie».

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer