Conditions de travail: les ambulanciers rejettent la négociation locale

Le Québec compte près de 4500 paramédicaux. La... (Archives La Presse)

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Le Québec compte près de 4500 paramédicaux. La grande majorité, soit 3600, est affiliée à la FSSS-CSN.

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<p>Steeve Paradis</p>
Steeve Paradis

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Le Soleil

(Baie-Comeau) Les ambulanciers et paramédicaux affiliés à la CSN ne veulent rien savoir de négocier leurs conditions de travail directement avec leurs employeurs, comme le souhaite le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette. Ils pensent, au contraire, que le public sera mieux servi s'ils négocient directement avec le Ministère, comme c'est le cas depuis une trentaine d'années.

Ce changement de cap du ministre Barrette est survenu, selon la CSN, le 21 avril, lorsque ce dernier a décidé que les relations de travail ne seraient plus du ressort de la table de négociation provinciale du secteur préhospitalier, table qui n'avait pas amené vraiment de résultats concrets jusque-là, toujours selon le syndicat.

«À la fin mars, après 11 rencontres [de négociation], on a été incapables de conclure quoi que ce soit. On a compris pourquoi le 21 avril», a lancé Dany Lacasse, vice-président responsable du secteur privé à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui poursuivait mardi à Baie-Comeau une tournée provinciale sur ce dossier.

«Les entreprises privées nous disent qu'elles n'ont pas de mandat de négocier ça, et elles ignorent comment le Ministère va avancer dans ce dossier», enchaîne-t-il. Paramédicaux, répartiteurs et personnel de soutien du secteur préhospitalier sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015.

Pour la CSN, mener des négociations sur une base locale ramènerait le secteur 30 ans en arrière et entraînerait des disparités de salaire entre les régions, et même entre les entreprises d'une même région. «Si on remet à l'entreprise privée la question des relations de travail, c'est sûr qu'il n'y aura plus d'uniformité et on pense que ça entraînera des qualités de services différentes d'une région à l'autre», ajoute le président du conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay.

Le syndicat rappelle pourtant au passage que l'uniformisation de la formation des ambulanciers, en vigueur depuis 2011, a considérablement fait progresser la profession. «Mais le ministre nous dit que pour les relations de travail, ce n'est pas nécessaire, poursuit Dany Lacasse. Le registre national de formation a pourtant fait avancer des choses. Ça n'aurait pas pu se faire en négociant localement.»

Luc Lévesque, président du syndicat des paramédicaux de la Haute-Côte-Nord, en témoigne. Après cinq années à travailler sur la Côte-Nord à ses débuts, il ne pouvait aller travailler dans une autre région, car son niveau de formation n'était plus adéquat. «Je pense que la population a droit aux mêmes soins partout en province», a-t-il soutenu.

«Nous ne croyons pas que ce soit [les disparités de traitement] ce que souhaite le Ministère, ni même les entreprises», soutient M. Lacasse, qui confie au passage que la CSN désire avant tout avoir des négociations, mais qu'elle est prête à ajouter de la pression si nécessaire.

Le Québec compte près de 4500 paramédicaux. La grande majorité, soit 3600, est affiliée à la FSSS-CSN.

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