La fermeture des lits de crise du CTR de Nemours a un impact sur les usagers

La décision de fermer à l'automne les sept lits de crise du Centre de... (La Presse, Mathieu Waddell)

Agrandir

La Presse, Mathieu Waddell

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La décision de fermer à l'automne les sept lits de crise du Centre de traitement et de réadaptation (CTR) de Nemours, destinés aux personnes souffrant de problèmes psychiatriques graves et chroniques, a été prise même si la direction du CIUSSS de la Capitale-Nationale est consciente des répercussions qu'aura cette fermeture sur les usagers, selon un document obtenu par Le Soleil.

D'après ce document, l'impact client de la mesure «Transformation des services de lits du Centre de traitement et de réadaptation de Nemours vers des services plus intensifs dans la communauté» a une cote de 3 sur une échelle de 10 (10 = aucun impact; plus l'impact est grand et plus la cote est basse).

Dans notre édition de mercredi, la directrice des programmes santé mentale et dépendance du CIUSSS, Sylvie Laverdière, expliquait que la décision de fermer les sept lits du CTR de Nemours s'inscrivait moins dans une logique d'économies que dans une volonté de se conformer au Plan d'action en santé mentale.

«Ce n'est pas un coup porté comme ça, c'est une transformation, un changement de vision qui se fait depuis près d'une dizaine d'années dans l'offre de soins et services en santé mentale pour diminuer les hospitalisations et favoriser les services de proximité dans la communauté en vue du rétablissement des personnes», disait-elle, assurant qu'il n'y avait «pas de craintes à y avoir» pour les usagers des lits du CTR de Nemours dans la mesure où ils pourront toujours compter sur les 350 lits d'hospitalisation de la région ou ceux des organismes communautaires comme le Centre de crise ou PECH.

Réaction syndicale

Le coprésident du syndicat des éducateurs, des professionnels et des techniciens de l'Institut universitaire en santé mentale de Québec, François Grimard, ne fait pas du tout la même lecture que Mme Laverdière.

«Les ressources comme le Centre de crise sont déjà surchargées, il y a des listes d'attente. Et n'entre pas au Centre de crise qui veut : beaucoup de nos usagers sont refusés parce que leur cas est trop lourd. Le Centre de crise offre des ressources d'ordre psychosocial, pas des services pour des troubles psychotiques graves», rappelle M. Grimard, selon qui la décision du CIUSSS risque de provoquer «un engorgement des lits psychiatriques dans les hôpitaux».

«Les services offerts dans le secteur des lits du CTR de Nemours ne sont pas les mêmes que ce qui est offert par les équipes de suivi dans la communauté. L'intensivité n'est pas la même», souligne le psychologue, qui croit que la direction du CIUSSS a adopté une mesure «sans trop savoir ce qui va arriver aux usagers» des lits du CTR.

Selon lui, il est clair que la décision de fermer ces lits, les derniers du genre (c'est-à-dire dans la communauté) dans la région de la Capitale-Nationale, est liée aux coupes d'environ 50 millions $ (4 % du budget total du CIUSSS) effectuées depuis deux ans.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer