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Fermeture des lits de crise au Centre de réadaptation de Nemours

Les lits de crise du Centre de traitement... (123RF/Vladimir Nenov)

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Les lits de crise du Centre de traitement et de réadaptation de Nemours sont destinés aux personnes souffrant de problèmes psychiatriques graves et chroniques, qui leur évite l'hospitalisation.

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(Québec) Les sept lits de crise du Centre de traitement et de réadaptation (CTR) de Nemours, destinés aux personnes souffrant de problèmes psychiatriques graves et chroniques, seront fermés en octobre, a appris Le Soleil.

«Ces places étaient vraiment géniales pour l'ajustement de la médication et évitaient l'hospitalisation. Moi, j'utilise ce service et je suis en fauteuil roulant. Comme alternative, on nous dit qu'il y a toujours le centre de crise, mais [leurs lits] ne sont pas adaptés pour les fauteuils roulants», s'inquiète une lectrice dans un courriel transmis au Soleil, rappelant que le centre avait «aidé des gens à sortir de la rue». 

«Quand on vit une situation de crise [...], l'alternative à envisager en vitesse, c'est l'ambulance et l'hospitalisation, qui durera un, deux, trois mois, contre deux semaines environ au CTR. Lorsqu'on est au CTR, il y a un suivi flexible qui nous permet de retourner chez soi dans le jour et de faire les nuits chez soi graduellement», ajoute-t-elle.

Le CTR de Nemours, qui relève du CIUSSS de la Capitale-Nationale, était le seul de la région qui offrait des lits de crise dans la communauté. Selon la directrice des programmes santé mentale et dépendance du CIUSSS, Sylvie Laverdière, la décision de fermer les sept lits s'inscrit dans la foulée du Plan d'action en santé mentale.

«Ce n'est pas un coup porté comme ça, c'est une transformation, un changement de vision qui se fait depuis près d'une dizaine d'années dans l'offre de soins et services en santé mentale pour diminuer les hospitalisations et favoriser les services de proximité dans la communauté en vue du rétablissement des personnes», a-t-elle expliqué au Soleil, mardi.

Économies réinvesties dans d'autres services

Mme Laverdière assure que les 750 000 $ d'économies générées annuellement par la fermeture des sept lits (à titre de comparaison, 20 lits d'hospitalisation coûtent 1 million $ par année) seront réinvestis dans d'autres services. «On fait du suivi à domicile, on a des appartements supervisés, on a des équipes de suivi intensif... On va même développer un volet intégration à l'emploi», énumère-t-elle. 

La responsable des programmes santé mentale et dépendance du CIUSSS calcule qu'une seule équipe de suivi intensif dans la communauté coûte 1 million $ par année. «On en a cinq actuellement et on en aura six l'an prochain», précise-t-elle.

Mme Laverdière assure qu'aucun usager du CTR de Nemours ne sera laissé à lui-même. «Il y a 350 lits d'hospitalisation en santé mentale dans la région, et on a des ententes avec des organismes communautaires si les personnes ont besoin d'un lit. Il n'y a pas de craintes à y avoir. Si elle [la lectrice qui nous a écrit] a besoin d'un lit, elle va en avoir un à la bonne place», promet-elle.

Le CTR de Nemours suit bon an mal an une centaine de personnes. Selon Mme Laverdière, les sept lits ne sont pas nécessairement utilisés par des usagers du centre. «Ils peuvent servir à des gens qui viennent d'ailleurs» ou faire office de lits d'hospitalisation, précise-t-elle.

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