SABSA: Barrette se défend d'avoir changé de position

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Le ministre Gaétan Barrette

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(Québec) Quelques jours après avoir fait une proposition à SABSA qui contribuerait à assurer sa survie, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se défend d'avoir changé de position.

«Ce que j'ai dit n'a pas changé : chez SABSA, dans leur structure actuelle, ça coûte plus cher par visite que l'équivalent dans d'autres endroits. Des cliniques qui desservent une clientèle toxicomane ou atteinte d'hépatite C, il y en a deux ou trois autres dans le réseau et on peut comparer les coûts. Mais ce que je dis aussi, et je vais le répéter, c'est que je crois au travail autonome des infirmières. Je crois en ce qu'elles font, mais il faut les intégrer d'une certaine façon au réseau», a commenté le ministre Barrette en marge d'une conférence de presse tenue à Sept-Îles, mardi.

Le ministre de la Santé a assuré qu'il n'était «pas question de déménager l'équipe de SABSA, mais de l'intégrer» au réseau. Une ouverture qu'il n'avait pas démontrée jusque-là, lui qui a longtemps plaidé la nécessité d'intégrer SABSA au cadre physique et institutionnel d'un GMF ou d'un CLSC «pour ne pas multiplier les points de service».

La proposition que le ministre a faite à SABSA couvrirait une partie des coûts de la coopérative, qui relèverait du CIUSSS tout en continuant de recevoir sa clientèle vulnérable dans ses locaux du boulevard Charest. L'équipe garderait un volet coopératif indépendant financé grâce à des campagnes de financement, dont celle de La Ruche, qui a jusqu'ici permis de récolter un peu plus de 121 000 $.

«Je n'ai pas de problème avec ça [le volet coopératif] si la partie payée par le public est efficiente», a dit le ministre Barrette, ajoutant qu'il avait «toujours été convaincu qu'on allait pouvoir trouver une solution». 

La FIQ, le problème

Le problème, selon lui, ce n'est pas SABSA, mais «la FIQ qui, initialement, a voulu en faire une espèce de symbole pour développer un réseau parallèle, et moi, je ne vais pas développer un réseau parallèle». «On veut que ce soit intégré à un point de services [...], ce qui inclut des services donnés de façon autonome», a-t-il résumé.

Une autre clinique sans médecin, la Coopérative santé du nord de la Petite-Nation, à Chénéville, près de la frontière ontarienne, bénéficie de ce genre d'entente, alors que le CISSS de l'Outaouais y a déployé une infirmière praticienne spécialisée plus tôt en juin. 

Avec Fanny Lévesque

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