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Offre de Barrette pour la survie de SABSA

La proposition sur la table se résume en... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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La proposition sur la table se résume en un partenariat avec le CIUSSS, qui assumerait une partie des coûts des services de SABSA.

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(Québec) La survie de SABSA pourrait être assurée, alors que le ministre de la Santé Gaétan Barrette vient de faire une proposition «intéressante» à l'équipe de la clinique sans médecin, a appris Le Soleil.

«Nous avons eu une deuxième rencontre avec SABSA la semaine dernière. Il y a eu une proposition de mise sur la table. Le travail a été constructif et se poursuit», a indiqué l'attachée de presse du ministre, Julie White.

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, la rencontre de la semaine dernière réunissait le ministre Barrette, le président-directeur général du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Michel Delamarre, la directrice des soins infirmiers du CIUSSS, Sylvie Bonneau, et des représentants de SABSA.

La proposition sur la table se résume en un partenariat avec le CIUSSS, qui assumerait une partie des coûts des services de SABSA. Tant l'attachée de presse du ministre Barrette que la direction du CIUSSS et les représentants de la coopérative du boulevard Charest ont préféré taire la teneur et les modalités exactes de l'offre «pour le moment».

«On a eu une proposition intéressante, mais on attend l'entente écrite du CIUSSS avant d'en dévoiler les détails et de se prononcer», explique l'infirmière praticienne spécialisée Isabelle Têtu, qui qualifie la rencontre de la semaine dernière de «positive».

«On sent une ouverture et une volonté [de la part du ministre] de participer à la pérennité des services de la coopérative. Pour nous, c'est vraiment une belle surprise», se réjouit la cofondatrice de la clinique.

SABSA, qui a dû fermer son service de sans-rendez-vous le 1er mai, faute de financement, a connu son lot de rebondissements au cours des derniers mois.

Pour la petite histoire, le volet «clinique de proximité» de la coopérative était principalement financé par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) dans le cadre d'un projet-pilote. Des démarches ont été entreprises pour convaincre Québec d'assurer la survie de la coopérative sans médecin au-delà du projet-pilote, sans succès jusqu'ici.

Le ministre Barrette a d'abord plaidé que les services de SABSA devaient être donnés à l'intérieur du cadre physique et institutionnel du GMF, question de ne pas multiplier les points de service.

Une rencontre «positive»

Une solution qui n'en était pas une, la clientèle vulnérable de SABSA ne fréquentant par les établissements de santé traditionnels, ont maintes fois expliqué les représentants de la coopérative. Le ministre Barrette a ensuite justifié son refus de financer SABSA par la présence d'un CLSC «à quatre minutes de marche, sur le plat», avant de décréter que les services de SABSA coûtaient trop cher.

Devant l'intransigeance du ministre, la coopérative n'a eu d'autre choix que de se lancer dans une campagne de sociofinancement, qui a jusqu'ici permis d'amasser environ 125 000 $, à mi-chemin de l'objectif de 250 000 $ au 30 juin.

Le ministre Barrette a accepté de rencontrer l'équipe de SABSA pour la première fois à la mi-mai.

Une rencontre qualifiée de «positive» de part et d'autre et au terme de laquelle les deux parties avaient convenu de «se revenir pour la suite».

La proposition écrite du CIUSSS devrait être acheminée à SABSA au cours des prochains jours.

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