Frais accessoires autorisés dans le futur règlement de Barrette?

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La porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Diane Lamarre, a par ailleurs dressé mercredi un bilan «pitoyable» de la session parlementaire pour les patients.

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(Québec) Le Parti québécois soupçonne que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, autorisera des frais accessoires dans le règlement qu'il doit déposer d'ici la fin de l'été.

En commission parlementaire, mercredi après-midi, la péquiste Diane Lamarre a tenté à plusieurs reprises d'arracher au ministre Barrette un engagement formel d'abolir «tous les frais accessoires pour des services médicaux assurés» dans son règlement.

Réponse de M. Barrette : «On me demande de donner la clé du code, de divulguer le contenu du futur règlement, et je choisis de ne pas aller plus loin», a dit le ministre, qui s'était engagé début mai à mettre fin aux frais accessoires demandés aux patients d'ici l'été.

Sans promettre aux Québécois que son règlement abolira tous les frais accessoires pour des services médicaux assurés, le ministre Barrette s'est contenté de ceci : «Soyez assurés que le règlement va vous satisfaire.»

Conclusion de Diane Lamarre : «Il va rester des frais accessoires pour certains services médicaux assurés.»

Bilan «pitoyable»

La porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé a par ailleurs dressé mercredi un bilan «pitoyable» de la session parlementaire pour les patients : un million de Québécois toujours sans médecin de famille, longue attente dans les salles d'urgence, rationnement des soins à domicile et des soins d'hygiène en CHSLD, fermeture du sans-rendez-vous de la clinique sans médecin SABSA et refus de reconnaître l'apport des superinfimières dans l'accès aux soins, création à grands frais de supercliniques gérées par des médecins, dépouillement des CLSC de leurs ressources et musellement de toutes les instances de contrôle et d'évaluation de la performance du système de santé, dont l'abolition du Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE).

«Après avoir aboli toutes les associations d'établissements - qu'il considérait comme des voix discordantes et dérangeantes, mais qui étaient, en fait, des évaluateurs vigilants qui nous donnaient l'heure juste sur le terrain -, voilà que le ministre s'en est pris au dernier chien de garde du réseau, le CSBE [...]. Pourquoi museler ainsi la critique? S'il est si confiant par rapport à ses réformes, le ministre Barrette ne devrait pas avoir peur qu'on les évalue», estime Diane Lamarre.

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