Cri du coeur de Bernard Labadie pour sauver SABSA

SABSA est une «oeuvre essentielle dans une société... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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SABSA est une «oeuvre essentielle dans une société dite civilisée qui a la prétention d'avoir de la compassion et prendre soin de tout le monde», estime Bernard Labadie.

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(Québec) Le fondateur des Violons du Roy, Bernard Labadie, lance un cri du coeur pour sauver la clinique de proximité SABSA.

Prise avec des difficultés financières, la coopérative sans médecin SABSA située sur le boulevard Charest a lancé dernièrement une campagne de sociofinancement sur la plateforme La Ruche. L'objectif est d'amasser 250 000 $ d'ici le 31 mai, date de l'échéance de fermeture prévue. Pour l'heure, près de 45 000 $ ont été amassés.

Pour le chef d'orchestre québécois, qui est présentement en rémission d'un cancer du système immunitaire, SABSA est une «oeuvre essentielle dans une société dite civilisée qui a la prétention d'avoir de la compassion et prendre soin de tout le monde».

«Je suis un survivant du cancer. On a réussi à me sauver, car j'ai eu droit à des soins extraordinaires. À l'étranger d'abord, mais surtout ici, à Québec», raconte M. Labadie dans une vidéo de 2 minutes 56 secondes publiée sur YouTube. «Je suis un privilégié de la vie. Aujourd'hui, j'ai comme reçu une vie gratuite. Je suis plus conscient que jamais de la chance que j'ai. Malheureusement, ce n'est pas le cas de tout le monde...» poursuit-il.

Appel à la population

«Il existe à Québec une coopérative de soins qui s'appelle SABSA et qui a une vocation toute particulière. [...] Elle est ouverte à tout le monde. Elle prend soin de façon toute particulière des clientèles qui ont des besoins particuliers et précis», ajoute-t-il. «Des clientèles qui pour toutes sortent de raisons ont un accès plus difficile au système de santé. Des gens qui ont des problèmes de dépendance, des problèmes sociaux affectifs qui font qu'ils ne trouvent souvent pas leur place dans le système de santé normal.»

Dans son message, tout en saluant le travail des gens de SABSA, M. Labadie invite la population à faire un don - tout comme il l'a fait - sur la plateforme La Ruche pour soutenir la coopérative.

Jeudi, en conférence de presse, la responsable de la coopérative sans médecin avait annoncé devoir réduire ses heures de service sans rendez-vous pour consacrer son énergie à sa campagne de financement. L'infirmière praticienne spécialisée (IPS) Isabelle Têtu - fondatrice de la clinique - s'était désolée qu'il n'y ait encore aucune solution apportée pour prendre en charge les 1500 (presque 1600) patients de la coopérative du boulevard Charest.

Lors du point de presse, la porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Diane Lamarre, et la députée de Taschereau, Agnès Maltais, avaient notamment souligné l'importance d'une clinique comme SABSA en basse ville. 

Pour Mme Lamarre, le refus du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de financer SABSA représente notamment «une injustice grave» pour les patients de la coopérative.

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