Barrette dévoile les critères pour les supercliniques

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La Presse Canadienne
Montréal

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a présenté lundi le programme qui doit mener à la création de supercliniques pour les soins de première ligne, et son objectif est d'en voir 50 au Québec d'ici 2018.

Ces cliniques doivent offrir à la population un accès plus rapide et amélioré aux soins de première ligne, afin d'éviter que les cas non urgents ne viennent engorger les urgences, dit le ministre.

Il estime que le programme aidera particulièrement les Québécois qui n'ont pas de médecin de famille.

Les supercliniques doivent être ouvertes 12 heures par jour, tous les jours, entre 7 h et 22 h. Elles doivent rendre possible la prise de rendez-vous chaque jour, jusqu'à trois heures avant la fermeture. Elles devront augmenter le nombre de plages de consultation lors de périodes de pointe, par exemple lors d'une éclosion de grippe.

Elles devront offrir un minimum de 20 000 consultations annuelles dont plus de 80 % devront être faites par des patients qui n'ont pas de médecin de famille ou en ayant un qui n'oeuvre pas dans la superclinique.

Elles devront avoir accès à un centre de prélèvement public au sein même de la clinique en plus d'avoir une entente avec un laboratoire d'imagerie, au sein de la clinique ou à proximité, pour des radiographies simples et des échographies.

Tous ces critères seront évalués chaque année afin que les cliniques puissent conserver leur statut de «super». Celui-ci leur accorde un appui financier et un soutien professionnel, soit des infirmières, proportionnel au nombre de consultations annuelles effectuées par les médecins.

L'emplacement de ces cliniques sera en fonction des besoins de la population.

«Nous ne voulons pas que les supercliniques s'ouvrent n'importe où (...) donc elles doivent être distribuées sélectivement sur le territoire», a dit M. Barrette. C'est le gouvernement qui va décider de leur emplacement, pas les promoteurs immobiliers, a-t-il ajouté.

Pas question que deux supercliniques soient l'une en face de l'autre, comme on le voit parfois avec les pharmacies, a averti le ministre.

En zone urbaine ou semi-urbaine

À titre d'exemple, il en entrevoit six à Laval et six dans la région de la Montérégie Ouest. Il n'y en aura toutefois pas en Gaspésie, pas plus que sur la Côte-Nord et aux Îles-de-la-Madeleine. Elles seront essentiellement en zone urbaine ou semi-urbaine, a dit le ministre.

Selon M. Barrette, ces supercliniques seront complémentaires aux groupes de médecine familiale qui existent déjà. «À la base, la superclinique est un groupe de médecine familiale qui vient avec des services et des contraintes», a-t-il dit.

«Ainsi, nous faisons un pas de plus pour renforcer et consolider l'organisation des services médicaux pour l'ensemble de la population québécoise. De fait, en complémentarité avec l'offre de service des groupes de médecine de famille, le modèle des supercliniques présente des forces indéniables pour réduire le temps d'attente aux urgences et pour assurer un accès plus rapide à des soins de première ligne et des services spécialisés», a déclaré le ministre.

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