Soins de santé: les médecins réunis pour trouver des pistes de solution

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L'événement de deux jours, qui a pris fin samedi, rassemblait des omnipraticiens, des médecins spécialistes ainsi que des représentants d'associations, de syndicats, d'associations communautaires, des administrateurs et des fonctionnaires du ministère de la Santé.

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Helen Moka
La Presse Canadienne
Montréal

Quelque 150 acteurs-clés du milieu médical se sont donné rendez-vous à Montréal pour le 18e Congrès annuel de l'Association médicale du Québec (AMQ) afin de mettre la table sur d'éventuelles pistes de solution permettant d'offrir non seulement plus de soins à la population mais aussi une meilleure qualité de service.

L'événement de deux jours, qui a pris fin samedi, rassemblait des omnipraticiens, des médecins spécialistes ainsi que des représentants d'associations, de syndicats, d'associations communautaires, des administrateurs et des fonctionnaires du ministère de la Santé. Il a pris la forme d'un grand forum de discussions qui doit mener à la production d'un rapport avec des recommandations et un plan d'action.

En entrevue à La Presse Canadienne, la présidente de l'AMQ, Yun Jen a fortement dénoncé la volonté du gouvernement actuel de vouloir tout centraliser, sans tenir compte des besoins particuliers des régions et des établissements de santé. Ce fut d'ailleurs un des constats du congrès: le gouvernement a opté pour une approche centralisatrice prônant la même solution pour tous.

Même si le système de santé n'est pas parfait, la Dre Jen a dit ne pas comprendre pourquoi «du jour au lendemain, Québec balaie du revers de la main tous les efforts de décentralisation depuis 45 ans». Elle a cité en exemple, l'abolition des 18 Agences régionales de santé pour les remplacer par de nouvelles structures, moins nombreuses.

Elle a aussi exprimé des réserves face au nouveau guichet unique d'accès à un médecin de famille (GAMF), sur le web, annoncé en début de semaine par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Des modèles de l'Alberta et du Danemark ont aussi été étudiés lors du congrès de l'AMQ, ce qui a suscité un questionnement sur la forme de rémunération des médecins au Québec actuellement payés à l'acte par la RAMQ.

Autres formes de rémunération

Yun Jen estime qu'il est peut-être temps au Québec de commencer penser à intégrer aussi d'autres formes de rémunération des médecins, un peu à l'image de ce qui se fait ailleurs. Elle pense par exemple à un mélange de modes de rémunération des médecins puisque le système actuel ne permet pas d'atteindre les niveaux d'accessibilité souhaité.

La profession semble cependant très divisée sur la question. Le directeur général de l'AMQ, Normand Laberge, a indiqué qu'un récent sondage démontre que les médecins sont partagés, 50-50, face à la nécessité de modifier leur mode de rémunération.

Il a aussi été brièvement question durant le congrès du projet de loi fédéral sur l'aide médicale à mourir. L'AMQ accueille ce projet de loi avec certaines réserves mais sa présidente estime qu'il faut prendre le temps de bien l'analyser. Mme Jen croit d'ailleurs que le sujet prendra plus de place au sein des discussions de ses membres au cours des prochains mois, notamment face à la dimension qui ouvre la porte au suicide-assisté.

L'AMQ regroupe près de 10 000 omnipraticiens, spécialistes, résidents et étudiants en médecine.

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