Barrette s'engage à investir dans les soins à domicile... un jour

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, convient que Québec doit en faire... (ARCHIVES LA PRESSE, FRANÇOIS ROY)

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(Québec) Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, convient que Québec doit en faire plus en matière de soins à domicile et assure que «si des marges [budgétaires] se dégagent, elles iront spécifiquement dans la prise en charge des personnes âgées».

«Ce que les oppositions veulent, c'est créer des situations déficitaires. Elles n'ont aucun intérêt à être rationnelles, nous, on l'est», a déclaré le ministre Barrette en mêlée de presse, mercredi, avant de convenir qu'il fallait effectivement en faire plus pour les soins à domicile, «ça, il n'y a aucun doute là-dessus». 

«Mais est-ce qu'il y a quelqu'un qui pense que de la poudre de perlimpinpin, ça paie des employés? Il faut payer les gens et avoir les moyens de les payer, et ça, ça passe par l'équilibre budgétaire», a martelé le ministre de la Santé, accusant son prédécesseur péquiste, Réjean Hébert, d'avoir «fait des accroires du père Noël» en mettant sur la table «un projet [le livre blanc sur l'assurance autonomie] non financé».

Mercredi, le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) ont réagi à la sortie de la FADOQ, de la Fédération interprofessionnelle de la santé, du Conseil pour la protection des malades, du Regroupement des aidants naturels et de l'avocat spécialisé en santé Jean-Pierre Ménard démontrant les lacunes dans l'accès aux soins à domicile pour les aînés. 

«Les services publics ne sont pas en mesure de fournir l'entièreté de ces soins dans les délais prescrits, ce qui crée des listes d'attente et des bris de service. Les aînés n'ont d'autre choix que de se procurer ces services essentiels à leur maintien à domicile au privé», résument les organismes dans un communiqué. Selon leur enquête, environ 16 500 personnes âgées seraient en attente de soins à domicile, et le temps d'attente serait de 6 à 12 mois. 

En point de presse, le PQ a rappelé que l'investissement de 60 millions $ annoncé cette année par le ministre de la Santé était «bien en deçà» de la promesse électorale des libéraux, qui s'étaient engagés pour 150 millions $ par année pendant cinq ans. «Le 60 millions $, ça correspond déjà à 390 millions $ de retard qui n'est pas là», a calculé la députée Diane Lamarre, porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé.

«C'est un mauvais calcul de la part du ministre, parce qu'il y a des économies à faire si on déploie adéquatement les soins à domicile», a ajouté Mme Lamarre, soulignant que les patients qui ne reçoivent pas chez eux les soins requis par leur condition risquent d'aboutir à l'urgence (et donc de coûter plus cher au système de santé).

Le porte-parole de la CAQ en matière de santé, François Paradis, estime lui aussi qu'il faut investir «massivement» dans les soins à domicile. «Il y a des solutions. Avec la désincorporation des médecins, on peut aller chercher facilement 150 millions au fédéral et au provincial qui pourraient être injectés directement dans les soins à domicile», a réitéré le député de Lévis.

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