Les patients de SABSA n'ont qu'à aller au CLSC, dit Barrette

Ouverte en 2014, la clinique SABSA de Québec... (PHOTO LE SOLEIL)

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Ouverte en 2014, la clinique SABSA de Québec est un exemple de clinique opérée par des infirmières praticiennes spécialisées.

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(Québec) Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a justifié mardi son refus de financer la coopérative sans médecin SABSA par le fait qu'«il y a un CLSC à quatre minutes de marche, sur le plat».

«SABSA, c'est une manoeuvre syndicale financée par la FIQ [Fédération interprofessionnelle de la santé], qui a toujours rêvé d'avoir un système de santé parallèle. Moi, je ne peux pas me payer des réseaux parallèles pour des raisons d'efficacité. [...] Il y a un CLSC à quatre minutes de marche de SABSA. Tout le monde me reproche de démanteler les CLSC, et là, je vois des infirmières qui s'autodémantèlent. Moi, je n'ai pas d'intérêt à avoir deux lieux à quatre minutes de marche l'un de l'autre», a dit le ministre Barrette, qui évoquait pour la première fois la présence d'un CLSC sur la rue Saint-Joseph pour justifier son refus de financer la coopérative du boulevard Charest. Jusqu'ici, il avait surtout évoqué la nécessité pour l'équipe de SABSA de s'intégrer à un GMF.

Le ministre Barrette réagissait en marge d'une conférence de presse à une note publiée mardi par l'Institut économique de Montréal (IEDM), qui fait la promotion des cliniques d'infirmières.

L'IEDM rappelle qu'une infirmière praticienne spécialisée coûte au système de santé environ trois fois moins cher qu'un médecin et qu'elle répond à des besoins. Citant l'exemple de SABSA, l'IEDM déplore que le ministère de la Santé bloque «sans raison» les projets de cliniques sans médecin.

L'aide du privé

Selon l'IEDM, «heureusement, le secteur privé remédie à la situation» et permet de voir cette solution à l'oeuvre, «pendant que le secteur public passe à côté d'une formidable opportunité».

L'organisme de recherche déplore qu'il y ait peu de place pour les solutions innovantes dans un système de santé «caractérisé par une approche bureaucratique, un rationnement des services et un accès difficile aux soins». «Depuis les années 70, avec la création des CLSC, puis encore dans les années 2000 avec les GMF, les solutions que le Ministère tente d'implanter sont toujours imposées d'en haut et échouent immanquablement», estime l'IEDM.

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