La réforme de la santé connaît des ratés, selon Amir Khadir

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«C'est quand même assez aberrant que les professionnels de la santé souffrent» à cause de la réforme, dénonce le député solidaire Amir Khadir.

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La Presse Canadienne
Montréal

Un peu plus d'un an après l'entrée en vigueur de la Loi modifiant l'organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux notamment par l'abolition des agences régionales, les lacunes de cette mesure législative transparaissent de plus en plus clairement, selon Amir Khadir.

En entrevue à La Presse Canadienne dimanche, le député solidaire de Mercier a affirmé qu'il est désormais évident que l'imposition de cette réforme «dessert la population».

D'un ton amer, il a ajouté que «la soi-disant optimisation ne se résume qu'à une plus grande bureaucratie pour donner moins de services et surveiller tout le monde».

M. Khadir a soutenu que, dans un pareil contexte, le personnel évoluant au sein du système public de la santé ne peut que craquer sous la pression.

D'ailleurs, cet élu, qui continue de pratiquer occasionnellement la médecine, a pu constater de visu qu'il y a une multiplication des cas d'épuisement à l'intérieur du réseau.

À ses yeux, «c'est quand même assez aberrant que les professionnels de la santé souffrent» à cause de la réforme.

«Ça témoigne d'une situation qui est tout à fait inacceptable», a-t-il martelé.

Amir Khadir s'en est ensuite pris au ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.

«[Il] fait tout ça non pas pour servir la population ou les patients, mais plutôt pour affaiblir le système pour pouvoir en privatiser morceau par morceau les différentes composantes. Si sa cible c'est de le détruire à petit feu, il réussit», a-t-il lancé sans ambages.

M. Khadir a conclu en disant qu'il est grand temps que son adversaire libéral «abandonne son insistance et son espèce de dogmatisme».

Il est possible d'entendre un tout autre son de cloche en se tournant vers le directeur général du Regroupement provincial des comités des usagers, Pierre Blain.

Ce dernier est, en effet, d'avis que les patients ont plus d'influence que jamais.

Dans un communiqué publié dimanche, il a spécifié que «les nouveaux comités des usagers des centres intégrés (de santé et de services sociaux) disposent de nouveaux pouvoirs importants».

M. Blain a reconnu que la situation n'est pas totalement rose pour autant.

Il a écrit que l'accessibilité aux services n'est toujours pas une «problématique résolue» particulièrement dans le domaine des soins à domicile.

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