Survie de SABSA: la FMOQ contredit Barrette

La coopérative sans médecin SABSA... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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La coopérative sans médecin SABSA

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(Québec) S'il demeure convaincu que SABSA doit avoir un lien formel avec un groupe de médecine de famille (GMF), le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin, ne voit en revanche aucun problème à ce que l'équipe conserve ses locaux du boulevard Charest. Une position qui diffère de celle du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

«Je le repète, je trouve le mode de fonctionnement de SABSA intéressant parce qu'il y a un travail de proximité important qui s'y fait. Mais je continue de penser qu'il doit y avoir un lien plus formel avec un groupe de médecins», a réitéré en entrevue au Soleil le président de la FMOQ.

Lorsqu'on lui a rappelé que la coopérative avait déjà des liens non seulement avec des médecins spécialistes, mais aussi avec des médecins omnipraticiens du GMF Saint-Vallier, le Dr Godin a précisé sa pensée. «Cette collaboration peut s'officialiser de façon très formelle», a-t-il dit, tout en insistant sur le fait qu'il y a à l'intérieur du GMF «d'autres ressources qui peuvent être utiles [pour la clientèle de SABSA], pas seulement des médecins». 

1500 patients

Pour le ministre Barrette, les services de SABSA doivent être donnés à l'intérieur du cadre physique et institutionnel du GMF «pour ne pas multiplier les points de services». En dehors de cette vision, point de salut. Faute de financement, la clinique de proximité devra fermer ses portes le 1er mai, laissant en plan quelque 1500 patients, dont la plupart, méfiants et désorganisés, ne vont pas dans les établissements traditionnels.

De l'avis du président de la FMOQ, SABSA pourrait très bien devenir un point de services du GMF, avec ses propres locaux. «Il y a des GMF qui sont multisites, de la même façon qu'il y a des hôpitaux qui ont plusieurs pavillons. Si certains patients se sentent plus à l'aise de consulter chez SABSA, si on a un meilleur fonctionnement et un meilleur accès pour la clientèle, ça peut très bien se faire sur deux lieux physiques», estime le Dr Godin, qui ne croit pas au «modèle unique, absolu». 

«Il y a des établissements, le CLSC Basse-Ville notamment, qui peuvent répondre aux besoins de la clientèle de SABSA, mais il peut arriver qu'on ait besoin de plus d'un modèle pour rejoindre tout le monde. Il peut y avoir certaines exceptions», juge le président de la FMOQ.

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