La clinique sans médecin SABSA résignée à fermer

La coopérative de solidarité SABSA... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La coopérative de solidarité SABSA

Le Soleil, Patrice Laroche

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La coopérative de solidarité SABSA, qui offre les services d'une clinique sans médecin à une clientèle vulnérable, est résignée à devoir cesser ses activités le 1er mai. Seul l'accès aux traitements pour l'hépatite C demeurera.

«Il nous est impossible de tenir après le 1er mai si nous n'avons pas l'assurance d'un soutien. Nous avons exploré pas mal d'avenues, mais je crois que nous avons épuisé toutes nos possibilités», a déclaré au Soleil Emmanuelle Lapointe, coordonnatrice de SABSA, qui a déjà commencé à penser aux façons d'essayer de rediriger ses 1400 patients.

Le projet pilote de clinique sans médecin avait survécu grâce à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui lui avait versé une aide de 150 000 $ en 2014, puis l'avait renouvelée en 2015, et à Desjardins Sécurité Financière, qui avait ajouté 80 000 $ sur deux ans.

«La FIQ ne renouvellera pas pour une troisième année, mais c'est correct, on ne s'attendait même pas à ce qu'ils renouvellent pour une deuxième année. Ce n'est pas à un syndicat de financer éternellement un service comme le nôtre», poursuit Emmanuelle Lapointe.

SABSA aurait espéré obtenir un financement du ministère de la Santé et des Services sociaux, qui refuse de financer les organismes à l'extérieur du réseau des CLSC et des groupes de médecine familiale (GMF). 

«L'un des problèmes avec cette approche est que, justement, notre clientèle est composée de personnes qui ne fréquentent pas les GMF. Des personnes vulnérables, souvent des itinérants, qui parfois n'ont pas de carte d'assurance-maladie ou qui se présentent après avoir consommé», explique la coordonnatrice.

Essai infructueux chez Centraide

La clinique a aussi cogné à la porte de Centraide, mais là non plus la démarche n'a pas porté fruit. «On ne cadrait pas vraiment dans leurs barèmes, nous ne sommes pas un organisme communautaire comme les autres étant donné que nous sommes une coopérative de solidarité», poursuit-elle.

Le fait de ne pas avoir réussi à obtenir, en début d'année, un projet de la Fondation de l'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ) qui lui aurait permis de bénéficier d'un financement de 250 000 $ n'a pas aidé non plus.

 «Nous avons été déçus, car nous pensions vraiment répondre à leurs critères», indique Mme Lapointe. C'est un projet du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale qui a finalement bénéficié de l'aide de la Fondation de l'OIIQ.

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