Les indicateurs de performance n'améliorent pas la santé des gens, juge l'IRIS

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(Québec) L'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) réduit en pièces l'approche actuelle en santé. Dans une brochure publiée mercredi, il déplore que la priorité de Québec soit d'accélérer la marche vers la gestion d'entreprise et la privatisation plutôt que d'accroître la santé de la population.

Selon les chercheurs Guillaume Hébert et Philippe Hurteau, la gouvernance entrepreneuriale et les indicateurs de performance qui y sont liés ne servent pas l'intérêt des populations dans la mesure où ils contribuent à substituer des objectifs budgétaires et de rendement financier aux objectifs de santé. «Développer des indicateurs de performance assujettis à cette vision est un leurre», résument-ils dans leur publication intitulée simplement Les indicateurs en santé.

«Les indicateurs de performance calculent tout. Combien de temps il faut à une infirmière pour se rendre du point A au point B, combien de bandages sont posés par année, combien de temps doit-on consacrer à une personne en deuil, et j'en passe. On pense qu'un usage excessif de statistiques permettra d'améliorer le système de santé, or c'est de la pensée magique, et pendant ce temps, on ne guérit pas les gens», déplore Guillaume Hébert dans un communiqué accompagnant la brochure,

M. Hébert et son collègue estiment que l'usage de ces indicateurs a plutôt comme effet des coûts faramineux, l'augmentation de la bureaucratisation et une pression accrue sur le personnel. 

Besoins exprimés au niveau local négligés

Selon eux, les gestionnaires d'établissement ont moins à répondre aux besoins des populations dont ils ont la charge qu'à devoir organiser prioritairement les soins en fonction des objectifs fixés par Québec, et ce, même si ceux-ci contredisent les besoins exprimés au niveau local. 

«Dans ce contexte, il n'est pas rare de relever, au sein du personnel responsable des soins, un sentiment généralisé de harcèlement en raison de la pression exercée pour atteindre des objectifs souvent perçus comme très éloignés des impératifs du terrain», écrivent les chercheurs.

MM. Hébert et Hurteau croient en outre que les politiques d'austérité qui ont restreint considérablement les ressources de santé et de services sociaux ces dernières années «invalident d'emblée toute volonté de hausser le niveau de santé des populations par l'utilisation d'indicateurs de performance».

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