Heures d'ouverture réduites et congédiements dans les pharmacies

Près de 1000 employés congédiés, heures d'ouverture réduites, diminution de la... (Archives La Presse, Bernard Brault)

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(Québec) Près de 1000 employés congédiés, heures d'ouverture réduites, diminution de la présence des pharmaciens : le report par Québec du déplafonnement des allocations professionnelles prévu dans l'entente signée avec les pharmaciens propriétaires en juin 2015 a eu des conséquences majeures sur l'économie des pharmacies communautaires et, par conséquent, sur l'accessibilité des patients aux services pharmaceutiques.

C'est du moins ce que révèle un sondage Léger mené dans 1145 pharmacies, soit 61 % des pharmacies du Québec, pour le compte de l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP).

Depuis septembre, la moitié des pharmacies du Québec ont dû retirer six heures d'ouverture de leurs horaires réguliers, et 934 employés, dont 187 pharmaciens, ont été licenciés. Des résultats «alarmants», selon l'AQPP.

«S'il s'agissait d'emplois perdus au sein d'une même entreprise, le gouvernement mettrait tout en oeuvre pour les sauver», dénonce dans un communiqué le directeur général de l'AQPP, Jean Bourcier. 

Les pharmaciens propriétaires ont, en juin 2015, accepté de contribuer à l'effort budgétaire du gouvernement en lui versant 400 millions $ sur trois ans, à même leurs honoraires, rappelle l'AQPP. En guise de mesure d'atténuation, le gouvernement s'est engagé à lever temporairement le plafond des allocations professionnelles (c'est-à-dire le montant que remettent aux pharmacies les compagnies de médicaments génériques en fonction de leurs achats d'un médicament donné).

Depuis septembre, donc, les pharmaciens ont versé 50 millions $ au gouvernement, mais le déplafonnement n'est toujours pas en vigueur. «C'est une période inquiétante pour les pharmaciens communautaires. Depuis le début des compressions, plus du quart des pharmaciens propriétaires a dû faire appel à du nouveau financement [...]. On oublie souvent qu'ils portent le double chapeau de professionnels de la santé et d'entrepreneurs», déplore Jean Bourcier.

«Pas le ministre des patients»

En conférence de presse, mercredi, le péquiste Jean-François Lisée a accusé Gaétan Barrette, qui est «le ministre des médecins, pas le ministre des pharmaciens ni le ministre des patients», de fragiliser le réseau des pharmacies. 

«Pendant 11 mois, il a fait en sorte de réduire les budgets des pharmacies sans leur donner la possibilité de se compenser autrement. Il a rompu sa promesse aux pharmaciens», qui se sont endettés sur la foi de cette promesse, a notamment dénoncé le député de Rosemont.

En impromptu de presse, le ministre de la Santé a qualifié le sondage de l'AQPP d'«opération de relations publiques». «Il y a une entente qui a été signée, ça suit son cours et ça va aboutir dans les temps requis», a-t-il assuré.

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